# Le Journal Corrosif > Média alternatif des oubliés du système > Contact: contact@lejournalcorrosif.fr ### Articles #### Berlin Gay Pride : Rage face à cette barbarie, ce terrorisme et cette récupération politique Sommaire Toggle Ce que disent les sourcesPour couper court à la récupération politiqueOk, mais rappelons-nous :La récupération politique ne s’est pas fait attendre…Je ne souhaitais pas voter Ce que disent les sources Le terroriste de nationalité allemande faisant partie de l’État Islamique, qui était recherché par la police et qui a tué une personne et fait plusieurs blessés à la Marche des fiertés de Berlin samedi soir dernier, a été abattu par la police ce dimanche. Cette manifestation avait réuni pas loin d’un million de personnes selon diverses sources d’actualités francophones que j’ai pris le temps de lire avec la rage au ventre. L’Humanité : À Berlin, un attentat terroriste islamiste Mediapart : Marche des fiertés à Berlin Je sais que mon texte est écrit dans la douleur et sur le coup de la colère et j’ai une peine énorme pour toutes les victimes de cet attentat, mais je suis humain avant tout, et je ne peux pas rester sans réaction, sans émotion. La politique me révulse également, surtout celle du fascisme et de l’intolérance. Je suis solidaire de toutes les victimes de crimes, du racisme, de l’exclusion et de la haine. Ce n’est pas contre les électeurs que j’éprouve de la rancœur, mais contre les fascistes qui veulent le pouvoir absolu et contre les assassins. Pour couper court à la récupération politique Il n’y a pas de terroristes chez les musulmans, comme il n’y a pas d’antisémites du côté du peuple humain français avec un fond humaniste et non criminel. D’ailleurs, il n’y a pas d’être sensible et tolérant criminel que je connaisse. Les terroristes ne sont pas croyants et encore moins des musulmans ou des juifs, et encore moins des êtres humains. Ce sont des criminels, des assassins et il y en a de tous bords. Il ne faut même pas parler de troubles psychiques et mentaux, ce ne sont que des meurtriers, point à la ligne. Marine Le Pen sur X L’attentat islamiste qui a frappé la Pride de Berlin rappelle une vérité que certains refusent encore de voir : l’islamisme est une idéologie totalitaire qui mène une guerre contre nos libertés, contre nos démocraties et contre tous ceux qui refusent de se soumettre à son obscurantisme. Les organisations islamistes, leurs relais, leurs réseaux de recrutement, leurs propagandistes et tous ceux qui justifient ou banalisent cette idéologie barbare doivent être combattus avec une détermination totale. J’exprime ma pleine et entière solidarité avec les victimes, leurs familles et le peuple allemand. Ok, mais rappelons-nous : Marine Le Pen au tribunal pour injure raciale contre une étudiante voilée La cheffe de file du Rassemblement national comparaissait lundi 10 novembre pour avoir assimilé en 2019 une étudiante de Sciences Po à « l’islam radical », au seul motif qu’elle portait le foulard. Face au tribunal, la jeune femme, un temps engagée auprès des institutions internationales, a dénoncé la violence de cette essentialisation. Mediapart La récupération politique ne s’est pas fait attendre… Derrière tous ces mots déguisés (elle transpire l’islamophobie, et pour elle, islamisme rime avec islam tout court), sa réaction frappe fort dans la surenchère. Cet attentat contre la Gay Pride à Berlin me révolte au plus haut point : j’ai mal au cœur et à l’âme, je suis profondément attristé, et la colère me ronge le sang. Mais cette rhétorique… pardonnez-moi l’expression, puis non, je ne l’insulterai pas, engendre encore la rage que vont éprouver les extrémistes du Rassemblement National contre les musulmans. Elle propage la haine autour d’elle, ainsi que la violence de ses mots qui dépassent mon mépris à son égard. Oui, je ne la méprise pas tant que ça, c’est pire, elle me dégoûte. Le Rassemblement National et ses acteurs de l’extrême droite, du fascisme, sont en train de réussir à désunir toutes les opinions publiques qui étaient contre le côté obscur de la France, j’ai nommé le fascisme. Nous sommes en train de nous entre-déchirer, nous les oubliés du système. L’extrême gauche contre la gauche, la gauche contre l’extrême gauche, même certains apolitiques de mon ancien cercle d’amis, qui sont devenus aujourd’hui des ennemis, sont en train de prendre position et de basculer dans un environnement néfaste au peuple français qui ne souhaite qu’une seule chose : la paix et la solidarité. Je ne souhaitais pas voter Mais tout cela ne présage rien de bon, je dois également prendre mes responsabilités. J’irai donc voter contre l’extrême droite en 2027, bien que je ne sois d’aucun parti, je ne veux pas d’une délinquante au pouvoir, condamnée mais éligible quand même, cherchons l’erreur ensemble. Finalement, Le Journal Corrosif ne votera pas, il restera sur sa position de n’être affilié à aucun parti politique, car comme moi, la confiance envers les politiciens est détruite à tout jamais. En revanche, son fondateur, ici présent, ira gerber dans l’isoloir un vote de contestation, un vote de rage, un vote contre toute violence humaine que représente l’extrême droite. À voté ! #### Du rire aux larmes pour les oubliés du système Sommaire Toggle Je m’appelle PersonneJoanna – Lucidité (Bonus Video) Je m’appelle Personne J’envie les êtres humains qui pleurent, pour un tout, pour un rien ; j’admire les personnes qui hurlent de rire pour une blague corrosive ou bidon. Je m’appelle Personne, et je suis sans émotion. À l’instant où mon volcan est sur le point d’entrer en éruption, je n’ai point peur. Il a accumulé tant de haine, de rage, de tristesse, de guerres, d’actualités morbides, de séparations, de faim, d’injustice ; l’inventaire absolu des complaintes serait trop long pour une misérable feuille de papier non recyclable, ainsi que pour une courte vie. Je suis français, et mon pays est en guerre, malgré l’optimisme des gens heureux. Des vies sans toit sont détruites par le froid, la chaleur, la précarité, l’extrême violence, de même que des femmes sont victimes de féminicides. Des promeneurs dans les rues verglacées de Paris peuvent se faire tuer pour une cigarette refusée à un desperado meurtrier. En échange d’un simple regard de travers, on sort les revolvers. Les dealers de drogue en tout genre opèrent leur négoce sans crainte et sans se soucier de la santé de leurs clients. Certains policiers mutilent des résistants et tuent, mais les civils aussi peuvent être excités à l’idée de tuer un flic, pire, de passer à l’action. J’envie les pleureurs, eux peuvent décompresser, tandis que j’implose quand ma lave devient assassine. Ma sensibilité s’envole, me chasse, je n’ai aucune culpabilité quant à ma participation à la destruction de l’espèce humaine. La planète ? Je m’en moque royalement, la nature reprendra ses droits pendant notre ultime souffle, notre dernier printemps. Ce sont les individus qui disparaîtront de la Terre les premiers, et non pas les arbres ni les insectes. Je pollue, tu détruis, il menace, nous éradiquons, vous pleurez, ils meurent. Me vient une ribambelle de larmes ; enfin ! Je ris aux éclats en pleurant tel un fleuve qui se déverse dans un océan de joie. Elle est si belle, en fait, cette fleur qui m’observe à travers la fenêtre sale de ma chambre. J’irais bien la cueillir, la sentir, mais je suis tellement timide aujourd’hui. L’empathie règne, tout bien pesé, dans mon âme, mon esprit, mon corps. Je ne suis pas à genoux, mais finalement devenu émotif grâce à cette vulnérable plante. Pour accomplir cet hiver, je profiterai de tout mon temps, je m’envolerai à présent au-delà des cimes de mes montagnes pour redécouvrir ce que je n’ai jamais su contempler. Je vivais les yeux fermés, la boule au ventre, mais ce matin de février aura façonné en moi de l’enjouement, de la béatitude et de l’allant pour la reconnaissance des prémices d’une floraison. Joanna – Lucidité (Bonus Video) #### Enlèvement de 10 chiens de SDF au centre-ville de Rennes par la police Saisie de chiens intolérable, inacceptable et incompréhensible ! La mairie de Rennes n’a rien trouvé de mieux que de missionner des agents de police pour retirer les compagnons à 4 pattes des SDF regroupés sur la place Sainte-Anne, à la suite d’un événement malheureux : l’enterrement d’un ami (voir la vidéo). C’est un cas qui dérange. Un regroupement de sans-domicile-fixe sur une place située au centre historique de Rennes, ça fait désordre, alors on embarque ceux que l’on considère comme nuisibles : leurs chiens. Un chien qui aboie, ça passe, mais 10, que fait la police ? En même temps, une place touristique c’est bruyant, ça parle, ça discute, ça aboie, ça vit, bordel ! Que la police saisisse également les chaises et tables de terrasses des cafés, brasseries et restaurants, ou mieux, que la mairie ordonne la fermeture de ces établissements bruyants ! Ça calmera tout le monde. L’intervention s’est passée sous une certaine tension sans pour autant être musclée (coups de matraque, bombes lacrymogènes, etc.), car apparemment, les SDF sont restés calmes tout en étant dépités. Je n’étais pas sur place, sinon ma tension serait montée d’un cran. La vidéo de @franceinsoumiserennes témoigne de cette saloperie d’arrêté municipal. Franchement, ce pays commence à me faire gerber, mais je ne partirai pas : j’y suis né, j’y reste. En revanche, je ne resterai pas insensible face à la méchanceté et la médiocrité des mouvements de haine envers les personnes en grandes difficultés, les oubliés du système. A suivre sur : https://www.instagram.com/franceinsoumiserennes/ #### Êtes-vous climatosceptique, climatoréaliste ou climatopanique ? Sommaire Toggle Je suis climatosceptique, climatopaniqueEt même humanosceptique.Humaniste ?Les oubliés du système, rappel à l’ordre !Un Sans-Abri ? Un SDF ? C’est quoi ? Je suis climatosceptique, climatopanique Personnellement, la planète, je trouve qu’elle va très bien, les humains également ; ce sont les animaux qui me font de la peine, notamment les oiseaux. Dans ma salle de bain, j’ai souvent l’honneur d’entendre le chant des oiseaux au lever du jour ; aujourd’hui, en pleine période de canicule en France, ils ne poussent de piaillements que pour crier leur souffrance et nous alerter de la complication climatique que nous allons vivre ces prochaines décennies. Et même humanosceptique. Humanosceptique, car de toute façon, c’est trop tard, le compte à rebours est lancé. Mais ce n’est pas pour la planète que j’ai peur, ni pour la nature, qui, de toute façon, reprendra ses droits, mais pour l’espèce humaine qui n’a plus beaucoup de temps pour continuer à vivre à outrance. Climatopanique ? Franchement, ne pas l’être, ne pas avoir peur, c’est être inconscient du danger qui nous attend. Humaniste ? Plus sérieusement, je ne suis rien de tout ça, j’ai menti. Je reste humaniste, j’ai de l’inquiétude pour toutes les espèces vivantes de notre univers. Je ne crois pas en Dieu, mais aux extraterrestres. Nos semblables n’existent nulle part ailleurs que sur la planète Terre ; sur les autres planètes potentiellement habitables, nous découvrirons d’autres espèces vivantes sous d’autres formes. Les oubliés du système, rappel à l’ordre ! Je me sens également oublié, comme mes camarades, mes voisins sous les toits, où la température signalée par la sonde de mon ventilateur et le mercure de mon thermomètre frôlent les 41 °C. Je paye pourtant un très cher loyer, mais ça, le gouvernement, Yann Barthès et consorts s’en moquent ou alors sont indifférents face à notre souffrance. Je vous rassure, mon corps s’adapte à toutes les températures : je suis une vraie machine de guerre. Mes amis de précarité, mes collègues de galère, souffrant de maladies mentales diverses et variées et qui prennent, comme moi, de forts médicaments psy, sont très vulnérables à la chaleur extrême, et pourtant, ce ne sont pas les plus plaintifs. Les SDF, les sans-abri, eh bien, je ne les entends même pas gémir ou mourir. Il faut être honnête, les journaux, les médias mainstream ne parlent que de la canicule, des incendies et de notre clown national du canal Saint-Martin à Paris, j’ai nommé Hamza la Douane. C’est évident, la mort d’un psychiatrisé ou d’un SDF, si ce n’est pas l’hécatombe, ce n’est pas vendeur. Qu’ils se rassurent ! Les morts vont pulluler de tous les côtés, de toutes les sources, de toutes les classes sociales, dans quelque temps, et le cataclysme climatique va en tuer, du sans-abri, du malade mental, du handicapé, et j’en passe. Les oubliés pourront enfin faire la une des journaux, et nous parlerons, ce jour-là, de ce grand instant macabre, des morts oubliés du système. Un Sans-Abri ? Un SDF ? C’est quoi ? #### Il n’y pas d’alternative, il faut interdire la contention Sommaire Toggle Interdire la contentionManipulations langagières ? Un dernier recours de trop ? Il n’y a pas d’alternative, il faut interdire la contention.  Interdire la contention (Paru le 21 octobre 2021 sur la V1 du journal) La notion d’alternatives à la contention légitime de fait le recours à la contention. Pour se passer de ces mesures coercitives, il faut élargir le champ des possibles pour ne plus être soumis à des choix qui n’en sont pas. La guerre contre la misère du monde passe souvent par le langage. Les mots vont et viennent. Certains disparaissent, relégués dans les dictionnaires spécialisés. D’autres voient leur sens s’atténuer. Certaines expressions deviennent à la mode sans que nul ne sache pourquoi, ni comment. Nous avons vu les chômeurs disparaître et se muer en demandeurs d’emploi sans que quoi que ce soit ne change à leur situation. La langue de bois des politiques et des administrations se nourrit de ces mots creux, souvent issus de la langue anglaise. A force de les entendre, on finit par les reprendre sans leur prêter plus de sens qu’ils n’en ont. On  fait du bruit avec la bouche pour masquer le réel.  Parmi ces nouvelles expressions, il en est une qui me heurte l’oreille, il s’agit de ces fameuses « alternatives à la contention » qu’il convient de mettre en avant quand on veut faire semblant de se désolidariser des pratiques coercitives qui tiennent lieu de contenante, actuellement en psychiatrie.  Manipulations langagières ?  Le mot « alternative » apparaît dans la langue au tout début du XVème siècle. Sous forme d’adjectif il signifie alors « qui agit à tour de rôle ». Brillat-Savarin évoque « l’alternative du jour et de la nuit ». Le mot évoque ensuite des phénomènes ou des états opposés qui se succèdent régulièrement : « des alternatives de chaud et de froid, de prospérité et de misère, etc. » Utilisé dans ce sens, le mot n’implique en rien la suppression de la contention, ni même sa raréfaction ; des moments où le patient est attaché succèdent à ceux où il ne l’est pas. Il apparaît aussi absurde de supprimer la contention que le jour ou la nuit ou que la prospérité ou la misère. La contention continue à être présentée comme indispensable, comme une pratique nécessaire, comme un des deux termes d’une opposition entre deux pratiques dont l’une n’est pas nommée. Un vœu pieux en quelque sorte. Si nous nous référons à cette série de sens, on ne repère pas bien en quoi ces alternatives à la contention constitueraient un progrès. On peut repérer des périodes historiques où la psychiatrie flirte avec la barbarie, voire y sombre, et des périodes où elle s’ouvre à la parole du patient, à son écoute. A la fin du XVIIème siècle, apparaît une nouvelle nuance, celle d’obligation alternative. Le nom décrit alors une situation dans laquelle, il n’est que deux partis possibles : « se soumettre ou se démettre ». Les synonymes en sont : choix, dilemme, option. L’alternative se donne, se laisse, s’offre, se propose. On fait un choix entre plusieurs options, chacune ayant ses inconvénients, ses avantages, ses bénéfices et ses risques. Quelle équipe choisirait s’attacher un patient si elle pouvait faire autrement ? La question vaut d’être posée. Parfois donc, il semble qu’un seul parti soit possible. Lorsque l’on écoute les équipes qui contentionnent et les psychiatres qui l’ordonnent, il n’y a pas le choix : « On ne peut pas faire autrement ». Il n’y a pas d’alternative. On n’attacherait un patient que lorsque l’on ne peut pas, ne sait pas, ne pense pas faire autrement. Une pratique en désespoir de cause en quelque sorte.   Au XXème siècle, sous l’influence discutée du mot anglais alternative, un nouveau sens voit le jour qui décrit l’une des deux possibilités d’une alternative. Le mot est alors employé pour « solution de remplacement ». Les jeux de langage et leurs exploitations médiatiques ou politiques sont telles que le mot alternative est de plus en plus utilisé pour montrer qu’en réalité, il n’existe pas de solution de remplacement. La phrase : « Le nucléaire ou la bougie » l’illustre bien. L’expression « alternatives à la contention » est-elle utilisée de cette façon ? Sûrement pas par tous les locuteurs, il en est de bonne foi mais si ces alternatives étaient nommées, ce serait sûrement plus convaincant. Poser le dilemme de cette façon, c’est l’effacer. Nous ne retenons que contention comme pratique type du contenir. On la justifie, on l’ennoblit. Aucune obligation de remplacement n’étant nommée explicitement, face à une situation difficile la première solution envisagée est la contention. En mettant en avant l’expression « alternatives à la contention », nous participons bien à une manipulation langagière, à notre corps pas toujours défendant.  Il n’y a pas d’alternative, il faut interdire la contention.   Un dernier recours de trop ?  Que dit la loi ? L’article L. 3222-51 du 26 janvier 2016, est très clair sur ce point : « L’isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision d’un psychiatre, prise pour une durée limitée. » La loi n’interdit pas les pratiques, elle vise à les encadrer. Ce faisant, elle pose leur équivalence. Isolement et contention procèderait d’une même démarche : prévenir un dommage immédiat ou imminent. Elles constituent toutes deux des pratiques de dernier recours. L’isolement ne peut pas ainsi être identifié comme une alternative à la contention. La loi aurait dû les séparer : interdire l’une et décrire l’autre, la moins radicale, comme pratique de dernier recours. Nous débattrions des alternatives à l’isolement, la contention ne pouvant être une option.  Si face à un patient qui s’agite, au vu des risques qu’il fait courir à autrui, le psychiatre décide d’un isolement, il le fait en dernier recours mais alors quid de la contention ? Sera-t-elle le dernier recours de l’isolement ? Qu’est-ce qui fait que le psychiatre ou l’équipe choisit une pratique plutôt qu’une autre ? Est-ce que ça signifie que ces mesures doivent être doublées, que le patient agité doit subir et l’isolement et la contention ? La double peine en quelque sorte ? C’est un des effets pervers de l’article L. 3222-51. L’ambition d’éviter les abus est là mais la formulation de l’article entraîne une augmentation des contentions. Ces pratiques sont-elles équivalentes ? Du point de vue du sujet ? Etre enfermé dans une chambre fermée à clé serait la même chose que d’être sanglé à son lit sans pouvoir bouger autre chose que la tête ? Il faut ne jamais avoir été attaché pour le penser. L’isolement permet des décharges physiques que la contention n’autorise pas. Se calme-t-on plus facilement quand on est attaché impuissant à son lit, avec comme seule ressource de crier sa colère, sa rage jusqu’à s’en casser la voix ? Se rétablit-on plus vite quand on finit par être enfermé dans son propre corps, en proie aux voix qui colonisent la pensée ? A l’automatisme mental ? Est-ce le même type d’humiliation ? Se sent-on animalisé de la même manière selon que l’on est enfermé ou attaché ? Le traumatisme est-il le même ? En termes de perte d’espoir laquelle de ces deux mesures est la pire ? Laquelle hypothèque le plus la qualité de l’alliance thérapeutique et la possibilité même du rétablissement ? Qu’en disent les attachés ?  Il n’y a pas d’alternative, il faut interdire la contention.  Le problème n’est pas le dilemme lui-même mais l’enchaînement des choix malencontreux qui mène, à la fin du fin, à un problème sans solution. Quels choix  de formations initiales ? Quelle place pour la formation continue des professionnels ? A quel rythme ? Quels contenus ? Quelles méthodes ? Quel type d’organisation des services ? Quelles initiatives autoriser aux soignants? Peut-on passer son temps à nourrir un ordinateur et être suffisamment présent auprès des patients pour percevoir quand l’angoisse s’empare d’eux et les déborde ? Etc., etc.  La contention est un symptôme de dysfonctionnements institutionnels et organisationnels qu’il faut traiter.  Il n’y a pas d’alternative, il faut interdire la contention.  #### L’antisémitisme ou l’islamophobie : mais que fait-on des oubliés ? Sommaire Toggle L’antisémitisme se banalise en FranceL’islamophobie n’est pas en resteLes oubliés restent des oubliésLe manifeste du Journal Corrosif L’antisémitisme se banalise en France Je suis arabe, algérien précisément, et cette haine envers les juifs me sidère, m’écœure. J’ai l’impression de ne plus appartenir à aucun camp. J’étais déjà un pur indépendant, mais aujourd’hui, je crache dans la soupe de ce système violent qu’est devenu mon pays, la France. Qu’on ait aimé ou pas ce qu’a fait Barbara Butch, qu’on la critique sur ses idées ou ses choix artistiques, personnellement, je m’en fous. Mais les attaques grossophobes (et autres) à son égard, franchement, cela m’écœure et me met dans un état de peine intense. C’est une attaque envers toutes les personnes souffrant du mépris des autres en raison de leur surpoids. Je suis gros, j’essuie des attaques grossophobes trop souvent : alors le lire ou l’entendre à l’encontre d’une personne, même si elle n’a pas les mêmes pensées que moi, ça me sidère. Alors, sa seule « erreur » est d’être juive et en surpoids ? Mettons en exergue ses choix si l’on veut, mais en aucun cas ses origines, sa religion ou son physique. En commettant des actes de barbarie sur ces points qui n’ont pas à être en ligne de mire, c’est l’ensemble des personnes juives ou en surpoids que l’on vise. Dès lors, je me sens visé. Bien sûr, j’isole un fait dans toute cette première pensée, mais la violence systémique est générale et propre à tous les camps, tous les groupes, toutes les communautés : c’est œil pour œil, dent pour dent. L’islamophobie n’est pas en reste Aujourd’hui, pour certains, un Arabe reste un islamiste. Un Arabe et musulman ? Attention, ça va faire mal et piquer entre le racisme et l’inhumanisme des fachos : c’est le duo de la haine et de la violence. Un Arabe, musulman et en plus immigré ? Ça n’a pas de prix, un vrai terroriste dans toute sa criminalité. Dans leur esprit, islamisme et terrorisme riment avec foulard, burqa, halal et bismillah ! Les oubliés restent des oubliés Pendant que les médias et les réseaux sociaux se nourrissent de cette guerre des identités et de ces haines entremêlées de titres putaclics, la vraie détresse sociale est passée sous silence. Le matraquage médiatique des extrêmes, du centre, de la droite ou de la gauche fait recette. Pendant que les médias mainstream et la presse écrite de masse se frottent les mains sur des sujets plus vendeurs, nous, les oubliés du système — ceux que la télévision et Internet rejettent parce qu’il faut être honnête, nous ne valons malheureusement pas un clou à leurs yeux —, nous demeurons des invisibles. Pire, dans un système d’ultra-violence orchestrée qui se banalise, nous essuyons les tirs de tous les partis, sans jamais être à la une des journaux. Pourtant, nous n’y apporterions pas de l’eau au moulin de la haine, mais de l’art, de la connaissance et de l’humanisme. Car nous, les oubliés, n’avons pas de mépris pour nos semblables. Internet est devenu un tout-à-l’égout de la violence numérique : doxxing, insultes et harcèlement sont devenus légion. On pourrait penser que ces acteurs de la haine sont devenus complètement fous et irrationnels, engagés dans une surenchère dialectique. Il n’y aura jamais de débats apaisés avec eux : tout se fait dans l’irrespect total et la méchanceté gratuite. Le manifeste du Journal Corrosif Le Journal Corrosif revendique un antifascisme sans concession, mais en aucun cas il ne se laissera emporter par l’antijuif, l’antimusulman ou l’antihumanisme tout court. Vous ne trouverez pas ici de haine contre l’humain, mais de la rage contre le fascisme qui va à l’encontre de nos principes, et du dégoût envers la stigmatisation de ceux qu’on ne montre jamais : les précaires, les handicapés, les isolés, les invisibles. Qui sont les oubliés du système ? (Découvrez notre démarche complète dans la section À propos du Journal Corrosif) #### La Constitution Provisoire de Transition Sommaire Toggle Comment fonder pacifiquement une démocratie réelle1. La société française fonctionne sans démocratie réelle2. Qu’est-ce que la CPT ?3. Pourquoi le tirage au sort ?4. Comment fonctionne la CPT ?5. Ce que la CPT protège6. Ce que la CPT n’est pas7. Quand ?8. Comment ?9. Pour aller plus loinConclusionFichiers CPT :Sources : Comment fonder pacifiquement une démocratie réelle 1. La société française fonctionne sans démocratie réelle En France, nous appelons “démocratie” un système où le peuple ne décide pas : il délègue. Dans le sens strict du mot — exercice du pouvoir par le peuple — nous vivons dans une république représentative, pas dans une démocratie. Les citoyens se rendent compte que leurs votes ne suffisent pas à orienter les décisions publiques. Ils constatent que les institutions actuelles produisent une neutralisation du pouvoir populaire, et non son exercice. Ce constat n’est pas une colère : c’est une lucidité. La Constitution Provisoire de Transition (CPT) propose une méthode pour fonder une démocratie réelle, stable, contrôlée, non violente. Elle ne vise pas à “reprendre” un pouvoir perdu : le peuple ne l’a jamais exercé directement. Elle vise à fonder une démocratie que nous n’avons jamais connue. 2. Qu’est-ce que la CPT ? La CPT est une Constitution provisoire, courte, lisible, conçue pour éviter le chaos institutionnel. Elle organise une transition pacifique vers une démocratie réelle, en garantissant la continuité de l’État : salaires, pensions, services publics, sécurité. Elle repose sur trois piliers : tirage au sort des contrôleurs du pouvoir, transparence totale des décisions publiques, Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en toutes matières. La CPT n’est pas un parti, pas un programme, pas une idéologie. C’est une méthode citoyenne. 3. Pourquoi le tirage au sort ? Le tirage au sort n’est pas un hasard : c’est un outil statistique. Il garantit : une diversité sociologique réelle, une neutralité des intérêts, une rotation des responsabilités, une limitation de la professionnalisation du pouvoir. Il ne remplace pas le peuple : il prépare les décisions du peuple. Il ne remplace pas le vote : il renforce la qualité des décisions avant le vote. 4. Comment fonctionne la CPT ? a) Continuité de l’État Les administrations continuent de fonctionner.  Les chefs de cabinet ayant prêté serment à la CPT sont maintenus temporairement dans leurs fonctions, exerçant leur mission sous le contrôle direct des citoyens chargés de superviser le pouvoir exécutant.  Ceux qui refusent le serment ou ne satisfont pas aux exigences de transparence sont immédiatement remplacés.  Les services publics restent opérationnels. b) Assemblées citoyennes tirées au sort Elles contrôlent les pouvoirs publics. Elles auditionnent, délibèrent, vérifient. Elles ne gouvernent pas : elles surveillent. c) RIC en toutes matières Le peuple peut corriger, abroger, proposer. Le RIC devient un levier de souveraineté, pas un gadget. d) Processus constituant clair Étapes définies. Durée limitée. Référendum final. La CPT est un mode d’emploi, pas une utopie irréalisable. 5. Ce que la CPT protège Équité : règles identiques pour tous. Bienveillance : protection des minorités. Solidarité : personne laissé de côté. Transparence : fin des décisions opaques. Non‑cumul : pas de concentration du pouvoir. Absence d’immunité : responsabilité réelle. 6. Ce que la CPT n’est pas Ce n’est pas un parti politique. Ce n’est pas un programme électoral. Ce n’est pas une révolution violente. Ce n’est pas une prise de pouvoir. Ce n’est pas une idéologie. La CPT est une méthode, pas un camp. 7. Quand ? Quand l’idée aura fait tâche d’huile et sera devenue une volonté consciente d’une large majorité de citoyens. La CPT repose sur une maturation collective, pas sur un coup de force. Elle ne peut émerger que lorsque les citoyens auront compris qu’une démocratie réelle nécessite un cadre méthodique, pas un changement de personnel politique. Le changement est pacifique, mais la légitime défense peut contraindre à une violence proportionnée, comme le prévoit le droit. Ce n’est pas une méthode : c’est une contrainte éventuelle. 8. Comment ? Par de grands mouvements de désobéissance civile coordonnée, organisant : la paralysie des lieux de pouvoir (symboliques et administratifs), des actions massives mais non violentes, une revendication clairement exprimée : le ralliement des forces de sécurité à la proclamation de la CPT comme Constitution Provisoire. Cette stratégie repose sur trois principes : Légitimité populaire : une majorité consciente, organisée, déterminée. Non‑violence stratégique : la force du nombre, pas la force physique. Clarté de l’objectif : la proclamation de la CPT comme cadre provisoire, garantissant la continuité de l’État et la sécurité de tous. 9. Pour aller plus loin Difficile de présenter un projet de cette ampleur en si peu d’espace. Un fichier regroupant les réponses aux questions les plus souvent posées est disponible ici : FAQ CPT Conclusion La CPT n’est pas un rêve, ni un slogan, ni une colère. C’est une méthode pacifique, structurée, réaliste, pour fonder une démocratie réelle. Elle ne promet pas un monde parfait. Elle propose un cadre où le peuple peut enfin décider des règles du jeu, et non seulement choisir ceux qui les écrivent. Une démocratie ne se décrète pas : elle se construit. Fichiers CPT : Compagnon CPT et CPT FRANCE Sources : http://wikicratie.fr/ #### La psychiatrie, la précarité, la psychiarité d’un pauvre psychiatrisé En avant ! Nous sommes tous dans la même galère Nous ramons, nous ramons, encore et encore Et la vie nous fouette avec ses grands airs Nous guide jusqu’au sang pour ne pas perdre le nord Sommaire Toggle Définitions de la rédactionDéfinition de la précarité :Définition du néologisme psychiarité :Définition de psychiatrisé :Témoignage et introduction en psychiatrie :Psychiatrie, précarité, psychiatrisé, action !La psychiatrie au commencementQui sont les vrais malades mentaux ?Ma pauvreté extrême en psychiatrieLes ASH : Agents des services hospitaliers en psychiatrieLes agents de sécurité, de sûreté et d’incendie en psychiatrieLes aides-soignants et infirmiers en psychiatrieLa fin en psychiatrie Définitions de la rédaction Définition de la précarité : La précarité est une difficulté extrême que subit une personne se trouvant sous un seuil de pauvreté très élevé ; c’est-à-dire l’annulation des garanties de protections sociales diverses, l’absence de mises en sécurité qui protégeaient une personne, une famille, un groupe. C’est aussi la perte violente de leurs droits fondamentaux. Définition du néologisme psychiarité : Fusion des mots psychiatrie et précarité. Quand les deux mots sont liés. En clair : vous êtes un psychiatrisé en dessous du seuil de pauvreté, pour ne pas écrire que vous êtes dans la merde. À savoir que ce texte non romancé ci-dessous peut être dur à lire pour les lecteurs aux âmes sensibles. Définition de psychiatrisé : Patient pris en charge, parfois de façon abusive, par la psychiatrie. Témoignage et introduction en psychiatrie : Avant toute chose, sachez que je vais traiter de sujets que je maîtrise parfaitement. Car même si je suis né loin du ghetto et de la misère, dites-vous que je reviens de très loin, que je suis un chanceux, un trompe-la-mort qui a connu une galère incroyable et qui est encore debout malgré tout ça. J’ai connu la rue dans toutes ses paillettes de couleurs, toutes ses odeurs ; je transpirais la pauvreté en 2011, alors que je gagnais très bien ma vie avant ce déclin. Évidemment, je ne raconte qu’un quart de ma phase de vie compliquée. Peut-être qu’un jour j’écrirai un livre sur la résilience. Mais pour l’heure, place au journal corrosif d’un usager de la psychiatrie. En 2011, je suis tombé gravement malade et je suis devenu très faible mentalement, car usé par la maladie. J’étais hospitalisé toute l’année en clinique (dépression et manie en alternance, je suis bipolaire). J’ai cependant aujourd’hui la chance incroyable d’être au chaud, soigné en hôpital de jour et d’avoir un revenu mensuel avec l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) en partie et le chômage, puisque j’ai travaillé de la mi-2024 à la fin 2025. Je ne suis donc pas à plaindre, ou plutôt, plus à plaindre. Pour comprendre une petite tranche de ma vie de merde qui s’est fortement améliorée à ce jour, j’ai écrit un livre-témoignage sur les galères que j’ai dû subir et combattre en psychiatrie. Un récit ou un journal de bord sur la psychiatrie en France : La psychothèque ou la communauté des fous. Psychiatrie, précarité, psychiatrisé, action ! Très peu médiatisée objectivement, la psychiatrie est l’enfant pauvre de la médecine. En bref : osef. Je vais vous conter un minimum la précarité dans le monde de la psychiatrie. Usagers, soignants, psychiatres et même ASH ne seront pas oubliés. La psychiatrie au commencement N’ayez pas d’inquiétude, je ne traiterai pas de la psychiatrie pré-XXᵉ siècle. Je témoignerai de la psychiatrie moderne uniquement. Cependant, je vous invite à vous documenter et à visionner des documentaires neutres sur la santé mentale que l’on dénigre en la dévalorisant. Vous pouvez lire également mon interview sur la psychiatrie dans le magazine Putsch Média qui ne fait pas, comme nous, dans la dentelle. Qui sont les vrais malades mentaux ? Je me pose souvent la question et je n’ai qu’une seule réponse : ils sont dehors… Personnellement, j’étais hospitalisé, voire domicilié en clinique psychiatrique (rires), et ce toute l’année, et je me sentais moins fou que tous ces voyous nombrilistes de politiciens ou de personnes violentes pour un regard de travers. Leur état clinique est parfois démesuré, certains se font soigner en prison, d’autres enfermer en psychiatrie. J’ai inversé volontairement, je suis taquin. Les vraies victimes sont celles qui subissent la violence, pas celles qui la propagent autour d’elles. Les voyous ne connaissent pas l’amitié, l’union, la force, ce sont juste des débris de la société ; qu’ils soient maghrébins, noirs, blancs ou fachos, et qui prônent les violences gratuites. Des milliardaires nous pressent comme des citrons et font dans l’illégal. Il n’y a pas de classes sociales, de races ou de couleurs pour être un racketteur, un empoisonneur, un virus de la société… Ma pauvreté extrême en psychiatrie J’étais pauvre, extrêmement pauvre, mais on me soignait en psychiatrie. Les anti-psychiatrie et les pro-psychiatrie vont me lyncher intellectuellement, car je suis neutre. En vrai, il y a de bonnes et de mauvaises méthodes, de bons et de mauvais professionnels de santé mentale. Là où l’on va tous se mettre d’accord, c’est que les patients qui font de longs séjours en hôpital ou clinique psychiatrique sont les plus à plaindre. Bien souvent, à leurs symptômes et souffrances mentales s’ajoutent de graves problèmes d’intégration dans la société et d’énormes soucis financiers. J’ai eu la malchance dans mon bonheur de connaître la faim, avec zéro euro par jour pour manger. Le pain sec et l’eau formaient mon repas de prince. Je vous le garantis, quand vous sentez la mort et la faim, même avariée, une soupe, ça vous réchauffe le cœur. Ce sont des amis qui m’ont sauvé la vie. En effet, je me suis enfermé chez moi à l’âge de 26-27 ans, sans électricité, ni lumière, ni à manger ou à boire, en train de mourir en souffrance pure et à macérer dans ma propre merde (au sens propre). Un couple d’amis a appelé les sapeurs-pompiers, et après négociation, j’ai accepté d’être pris en charge par le C.P.O.A. (Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil) de l’hôpital Sainte-Anne à Paris 14ᵉ, pour une orientation en urgence dans un hôpital psychiatrique à l’aspect carcéral : Maison Blanche 75G25 75G26, 10 rue du Général-Lasalle, Paris. Hospitalisé dans cette prison, vous n’avez le droit à rien. En pyjama obligatoire (au cas par cas), vos cigarettes, téléphones, bonbons, gâteaux sont enfermés à l’infirmerie. 4 sorties de 10 minutes par jour pour fumer à chaque fois deux cigarettes maximum. La majorité des psychiatrisés sont fumeurs, alors ça part très vite en pression (bagarre) pour une clope refusée. Vous êtes mélangé à des criminels ou des monstres, avec votre grave dépression, schizophrénie ou toute autre maladie mentale. Vous entrez malade, vous en ressortez traumatisé, et c’est le minimum raconté : la vie quotidienne dans cette prison vécue par un dépressif est encore bien pire. Mes camarades criminels préféraient 1001 fois la prison ferme que cet établissement psychiatrique, qui ressemble à s’y méprendre à une unité pour malades difficiles (UMD). J’étais nerveux, et il ne fallait pas me frictionner le cerveau, mais je vous garantis sur facture imprimée par la comptabilité de cet hôpital de fous que j’étais un réel Bisounours comparé à certains patients de cette unité du Général-Lasalle. Un détail important : mon séjour date d’il y a 20 ans, peut-être qu’à ce jour, ça s’est amélioré. Dans cet hôpital de Belleville à Paris, j’ai été mal soigné, mal nourri, mal logé, mal blanchi et pas vraiment en sécurité. Ce n’était pas l’Afghanistan non plus ou la Somalie. Pour être honnête, je préférais être enfermé en prison psychiatrique qu’enfermé à la rue, surtout en hiver. J’étais dangereux pour moi-même, mais pas pour les autres. Cet hôpital était horrible, j’aurais préféré y faire un bref passage et continuer dans une clinique comme La Borde dans le Loir-et-Cher à Cour-Cheverny, où la vie est un paradis avec des soins d’une excellente qualité. Enfin, on ne choisit pas le lieu de soin, c’est au petit bonheur la chance. Les ASH : Agents des services hospitaliers en psychiatrie Le personnel en psychiatrie, c’est toute une histoire. Des psychiatres aux ASH (Agents des services hospitaliers), il y a 160 000 kilomètres d’encre à raconter. Les ASH sont souvent des femmes courageuses et très mal rémunérées. Elles forment un maillon de la chaîne médicale indispensable ! L’hygiène en hôpital, c’est le premier point à mettre au plus haut niveau. Pourtant, j’étais sans travail et, proportionnellement parlant, je gagnais plus que ces dames. Je peux certifier que j’avais honte de faire la grasse matinée dans mon lit d’hôpital, alors que les ASH bossaient comme des machines de guerre, et ce non-stop. Ce sont d’ailleurs celles qui bossent le plus dans un hôpital psychiatrique, et bien évidemment, elles sont les moins bien payées. Les agents de sécurité, de sûreté et d’incendie en psychiatrie Ils font partie de l’équipe de soins psychiatriques à l’insu de leur plein gré. Mal formés aux situations d’urgence provoquées par certains patients, ils sont quand même dans la scène d’action quand il y a besoin de renfort suite aux pétages de plomb d’un psychiatrisé. La paye n’est pas mauvaise, ils font leur job : sécurité incendie, contrôles d’accès, rondes de sécurité. Les aides-soignants et infirmiers en psychiatrie Il y a de tout : de la connasse à la putain de sa race d’aides-soignantes, jusqu’aux chefaillons de merde gueulards, de vrais teckels pour certains de ces cadres de santé. Dans la majorité des cas, j’ai eu affaire à de vrais professionnels. Les soignants sont de vrais bourreaux de travail pour pas un rond. La paye est très maigre, ils prennent souvent de sacrés risques. FAIT DIVERS – Un homme de 20 ans, hospitalisé au Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres à Thouars, a mortellement blessé une infirmière au thorax jeudi alors qu’il tentait de partir de l’unité psychiatrique. Le suspect a été mis en examen le vendredi. Un meurtre en exemple, d’un patient de 20 ans qui a tué une infirmière. — LCI Mis à part deux ou trois travaux (médicaments, piqûres, etc.), il n’y a pas de grande différence entre une infirmière et un aide-soignant, au masculin ou au féminin. Sauf le salaire : l’un touche plus que l’autre. Les A.S. torchent aussi des culs, et ne sont bien sûr pas vraiment remerciés niveau salaire. Un psychiatre peut être payé à chaque séance pour une simple poignée de main donnée à un patient ; en revanche, les A.S. peuvent nettoyer 100 culs ou un seul, c’est la même rémunération pour elles. Il n’y a que la vérité qui blesse en psychiatrie ou ailleurs ! Oui, je suis vulgaire et dur comme un poteau d’incendie arrosé d’urine de chien au quotidien, mais à qui la faute ? La fin en psychiatrie Voilà, c’est écrit, je ne peux plus revenir en arrière. J’ai sûrement omis des détails très importants, mais je suis obligé de m’arrêter car je suis très fatigué par ce texte pavé de tant de mots ou maux. Vous devez l’être aussi, éreinté. #### Le déclin du pouvoir d’achat d’un gosse de riche Ma mère gagnait 50 000 francs par mois à se prostituer, elle en est morte. Paix à son âme. Vous avez demandé la police, ne quittez pas… Sans intro aucune et le pouvoir d’achat Je vais commencer sans aucune introduction même si j’affectionne cet art d’amorcer un texte avec dynamisme. Le pouvoir d’achat n’est réservé qu’aux riches du gouvernement français et aux milliardaires qui ne nous donnent pas assez de sous pour manger. Il faut des pauvres pour gaver les riches. Plus sérieusement, en France, c’est honteux de réussir et d’être riche, ainsi pense le pauvre jaloux sans le sou. Ils n’ont qu’à aller travailler et s’ils ne sont pas contents, qu’ils dégagent de la France. Mais pour aller où, gros connard de facho ? Je suis né en France. Blablablablabla. Finalement, je me débrouille très bien pour les préliminaires sérieux. Ainsi, je me suis mis à dos les deux camps, riches et pauvres ; les milliardaires m’ignorent ; mon départ est un scandale, parfait, j’ai fait mon job. Ce mardi, j’ai compris que d’avoir une allocation d’aide aux adultes handicapés [AAH] était une chance incroyable réservée aux plus chanceux des Français. Merci, monsieur le Président, pour l’augmentation de mon AAH, je suis très touché. Cependant, tu peux faire mieux Emmanuel, je te propose d’augmenter à 1500 € mon allocation. Je pourrais davantage dépenser mon argent chez Fauchan, pardon, Fauchon. En fait, l’augmentation de l’AAH, c’est juste un moyen de calmer les plus démunis d’entre nous, afin que l’on ne descende pas dans les artères malades des villes de France. Nous, en psychiatrie, 1000 € d’allocation c’est suffisant car nous sommes nourris, logés, blanchis. Notre rente est en fait un argent de poche. En revanche, les handicapés qui ne vivent pas en clinique doivent en chier, pire quand ils sont en couple. Vous avez remarqué comme je sais manipuler la pensée de certains fachos, car jusqu’ici, je sens leur bave malodorante me dire : « Putain ! Il a raison. » Bien sûr que j’ai raison, vivre en clinique psychiatrique pendant 3 ans, ce qui est mon cas, c’est une chance incroyable. Je ne suis pas à la rue, mais au chaud, bien soigné. Je vous invite d’ailleurs à vous faire hospitaliser avec moi dans une chambre double. Sérieusement, c’est le paradis des fous, on s’y sent trop bien. Maintenant, je pense que vous ne tiendrez pas une semaine avec les cris et les odeurs d’urine et de selles. Enfin, je suis hospitalisé en libre, donc si je veux partir je le peux à l’instant même. Problème, je suis SDF. J’ai vécu ou côtoyé toutes les classes sociales dans ma vie. Avec mon salaire de 36 000 € par an, sans compter les 1 000 € par mois pour des missions de sécurité/sûreté sans être déclaré, je pouvais, en tant que propriétaire, dormir tranquille dans mon appartement parisien dans le dix-neuvième arrondissement de Paris. J’ai travaillé pour de grandes enseignes comme Showroomprivé aux services informatiques, et même à l’Union pour un mouvement populaire [UMP] afin d’assurer la sécurité incendie et la protection des biens et des personnes. Je pouvais avoir des discussions avec de grands PDG et secrétaires. Ils m’offraient leurs confidences, je m’engageais à garder le silence. J’ai remarqué ensuite que ce ne sont pas les plus riches [PDG] les méchants, mais les chefaillons à la con qui se prennent pour des patrons, alors que ce ne sont que des souillures ou des latrines du dix-huitième siècle. Ceux qui trinquent le plus sont les Français de classes moyennes et précaires, puis les sans-abris, SDF, etc. Alors oui, je vais en agacer plus d’un en écrivant que les milliardaires et riches devraient donner plus aux pauvres. Vous avez fait des études et vous êtes payés plus, alors que moi je suis autodidacte et rémunéré moins pour le même travail, à une moindre échelle je vous l’accorde. J’ai eu la chance d’être autoentrepreneur aussi. C’est bon d’être indépendant. Mais comme je suis sous curatelle renforcée, j’ai dû baisser le pavillon. En effet, j’ai magouillé pour obtenir un SIRET, ma curatrice, la salope, s’en est aperçue, et m’a tout fermé. 8 mois de travail foutu en l’air. Connasse ! Pour conclure, chose que je n’aime pas faire, je n’ai fait que raconter mon expérience sur le pouvoir d’achat. J’ai écrit mes pensées de l’est à l’ouest, et du sud au nord. Tout le monde, comme promis sur Twitter, en a pris pour son matricule. Je n’ai dit que la vérité, mais surtout ma vérité personnelle, car je ne détiens aucun secret et je n’ai pas non plus inventé le fil à couper les prépuces. Aujourd’hui, mon pouvoir d’achat est en déclin et se résume à l’achat de clopes et de café. Loir-et-Cher 2020 par Lio #### Le fondateur du Journal Corrosif se présente sans filtre Présentation d’un parcours sans filtre Je suis Lionel Belarbi, fondateur du Journal Corrosif, un média alternatif indépendant d’actualité, d’opinion et de témoignages pour les oubliés du système en France. Également informaticien passionné de métier, j’ai réalisé de nombreux projets sur Internet et je suis l’auteur du livre-témoignage La Psychothèque ou la Communauté des fous, un journal à cœur ouvert sur mes séjours en psychiatrie et mon opinion sur la psychiatrie en France. Je n’y raconte pas toutes mes galères, qui sont tellement diverses et variées, mais j’y exerce l’écriture avec un ton abrasif et un humour corrosif qui ne fait pas dans la dentelle. Vous trouverez d’ailleurs dans la revue Santé Mentale une description détaillée de mon ouvrage. J’aime lire et écrire, mais ce qui me plaît par-dessus tout, c’est l’entraide et la solidarité. Depuis mon enfance — un véritable fléau, mais traversée de douceur aussi —, je cumule les extrêmes dans ma vie. J’ai l’habitude : je suis atteint d’un trouble bipolaire de type 1, diagnostiqué il y a maintenant près de 15 ans par l’un des 14 psychiatres qui m’ont suivi dans mon parcours d’usager en psy. Mon projet, Le Journal Corrosif, que je mène avec des rédactrices et rédacteurs qui connaissent la dure loi de l’invisibilité, de l’oubli et de la stigmatisation, est un média participatif auquel je suis profondément attaché. Il me prend énormément de temps, mais animer ce journal en ligne avec l’équipe éditoriale est une aventure passionnante. Qu’elles ou ils soient en situation de handicap, souffrant d’une maladie mentale, sans-abri ou victimes de violences institutionnelles — et parfois tout ça à la fois —, Le Journal Corrosif leur confie la plume pour s’exprimer ouvertement et sans aucune bride. L’objectif : témoigner, informer, débattre de sujets qui ne sont pas vendeurs ou peu diffusés par les médias de masse traditionnels, sous influence financière ou gouvernementale. J’aurais tellement à dire sur cette feuille numérique que je noircis à l’instant qu’elle déborderait de votre écran sur 3 kilomètres ! Alors je vous invite plutôt à lire quelques articles du journal pour mieux me connaître. Au plaisir. Lionel Belarbi A lire pour mieux me connaitre : Les coulisses de la folie en psychiatrie La psychiarité d’un pauvre psychiatrisé Routine et contre-mesure en psychiatrie Article de la revue Santé Mentale Un Ange Gardien à la Clinique de La Borde #### Le Journal Corrosif Arrive ! Le Webzine des oubliés refait surface ! Le média alternatif Le Journal Corrosif (anciennement le Journal Abrasif) est un magazine gratuit et sans publicité, en ligne, qui traite notamment des sujets oubliés par les médias. Il reste un moyen d’expression pour les rédactrices et rédacteurs qui ne sont pas acceptés par les journaux de masse (médias de masse), commerciaux et étatiques ; ces derniers leur refusent la parole, ce qui n’est pas le cas du Journal Corrosif. La liberté d’expression règne sur notre média alternatif, et les rédactrices et rédacteurs peuvent rédiger leurs points de vue, engagements, coups de gueule, sous forme, bien souvent, d’actualités, mais aussi de témoignages. La culture underground est également à l’honneur, ou la culture tout court. #### Le Journal Corrosif recrute des rédactrices et des rédacteurs Sommaire Toggle Appel à contributionAppel aux dons et au soutien solidaire Appel à contribution Le Journal Corrosif est un média alternatif indépendant et français qui ne fait pas dans la dentelle. Il dénonce l’exclusion des oubliés du système, des invisibles, celles et ceux qui ne sont pas invités dans la presse de masse pour écrire leurs souffrances sans filtre, de façon corrosive… ou pas. Parfois, nous n’avons pas d’autre solution que de bousculer les consciences, notamment celles des dirigeants au pouvoir, des ministres, des députés et des élus. Souvent, nous écrivons avec tact et diplomatie, mais à force de ne pas être pris au sérieux, nous devons noircir sur papier numérique notre mécontentement par le biais de notre plume abrasive. Mais Le Journal Corrosif, ce n’est pas que la bataille de l’écriture : nous sommes également des personnes de terrain qui vivons notre misère, notre peine, notre tristesse. Alors, nous savons de quoi nous parlons. Bien sûr, nous, les invisibles, avons chacun notre combat à mener de façon solidaire. Les personnes en situation de handicap ou souffrant d’une maladie mentale, les personnes en situation de précarité ou de pauvreté extrême, les femmes et les hommes victimes de violences institutionnelles ou non… Toutes celles et ceux qui se sentent oubliés et qui ont une douleur à exprimer sont les bienvenus ici. Le Journal Corrosif, c’est aussi la joie et la bonne humeur, car il y a des batailles qui mènent au bonheur ou, du moins, à réduire la souffrance. Vous avez sûrement une bonne cause à promouvoir, une belle action à défendre, une association à présenter et à faire connaître. Pour toutes ces raisons, Le Journal Corrosif est un média alternatif fait pour nous réunir et échanger avec le peuple. Appel aux dons et au soutien solidaire Votre média indépendant a besoin de votre aide pour vivre. Nous vous demandons, pour fonctionner toute l’année, des dons en rédaction. Oui, nous vous demandons de participer à la vie de votre journal en ligne : il va falloir noircir encore des pages et des pages abrasives pour agresser par le verbe les bourreaux de la République, mesdames et messieurs ! Les sujets sont nombreux : santé mentale, santé physique, handicap, violences, précarité et pauvreté, sans oublier l’actualité internationale qui ne fait pas recette chez nos très chers médias mainstream… Même l’art underground y est invité ! Les journaux ne veulent pas de vos articles parce qu’ils ne sont pas vendeurs ? Nous ne les achèterons pas, c’est certain — nous ne gagnons pas d’argent et n’avons rien à vendre —, mais nous les publierons et les référencerons sur la Toile ! Alors, rédactrices, rédacteurs, correctrices, correcteurs, journalistes, juristes, conseillers juridiques, autrices, auteurs, artistes de l’ombre : bienvenue dans votre journal gratuit qui fait la nique à la publicité et qui ne baisse pas son pavillon devant l’adversité et les injustices internationales ! Contactez dès maintenant la rédaction, elle vous expliquera toutes les démarches à suivre. Envoyez vos propositions via notre formulaire de contact Au plaisir de vous lire, merci et à très bientôt ! « Nous sommes les oubliés qui n’oublieront ni ne pardonneront aux fascistes. » La rédaction #### Le RAP français est-il oublié par le système ? Sommaire Toggle Que le HIP-HOP et le RAP français reposent en paixLe vrai RAP français a-t-il disparu des ondes FM ?Le RAP Féminin français est aussi dans la placeToujours pas R.I.P mais oubliés du système !Le groupe La Rumeur selon Lio du Journal CorrosifUne leçon de RAP avec La RumeurLe meilleur pour la fin du rap avec La Rumeur:Prochaines dates de concert de La Rumeur Que le HIP-HOP et le RAP français reposent en paix Le vrai RAP français a-t-il disparu des ondes FM ? Je me suis posé la question, le rap est-il mort ? Ces derniers temps, le Hip-Hop français repose sur des fondations fragiles, le RAP est devenu un étalage de la fortune de leaders du RAP GAME comme Booba et Kaaris, pire le RAP est un réel coup de marketing de drogue dure à base de « 0.9 » (cocaïne pure à 90 %) dans le marché musical, si on peut encore appeler cela de la musique. Je me souviens encore de ma première cassette de RAP français, MC Solaar, l’album Qui sème le vent récolte le tempo. Du bonheur, je connaissais tous ses textes par cœur, surtout Bouge de là et Caroline. Mon second album de hip-hop français était Authentik de NTM et le troisième celui d’Ombre est lumière d’IAM. Ah ! Les années 90 du RAP français sont intemporelles et du pur son pour les oreilles. Les revendications du RAP français de l’époque étaient plus axées sur la violence policière, la politique, la société, la précarité, la pauvreté, la drogue et ses dégâts (Écoutez Le sachet blanc d’IAM). Des groupes comme La Rumeur vont même très loin dans leurs engagements politiques et sont plusieurs fois condamnés pour avoir diffamé la police. Nique la police ! de DJ Cut Killer qui va même jusqu’à mixer des samples hip-hop avec une chanson d’Édith Piaf, Non, je ne regrette rien. Balaise, non ? Édith Piaf avec du RAP, il fallait le faire. D’ailleurs, il faut savoir que les DJs dans le monde du RAP reprennent souvent de très anciens instrumentaux de jazz, rock et même métal ou musique classique. Leur culture musicale est énorme, hors norme. Ils ont même fait revivre le vinyle et les platines, leurs outils de prédilection favoris. Quoique, même pour la musique d’un son de RAP, ce n’est plus comme avant. Vive la MAO (musique assistée par ordinateur), fin de la platine vinyle… Il faut vivre avec son temps, je ne critique pas. Sans transition, on est passé de la perle rare avec des sons monumentaux aux succédanés de RAP français. Aujourd’hui on n’écrit plus, on vomit des vers, peu importe le nombre de pieds. À la poubelle la poésie. Même le Ministère A.M.E.R. des années 90, un groupe de RAP français hardcore, savait faire dans la prose. Il niquait la France et la police en rimes majeures. Booba et Kaaris sont devenus les deux plus gros cacas du RAP français. Je viens de me faire un paquet d’ennemis en une seule phrase. Pourtant, du côté de Booba, il a un sacré curriculum vitae avec Ali dans le groupe Lunatic formé en 1994. Il faut le reconnaître, Booba est un grand homme du RAP. Alors pourquoi cette régression, ce déclin avec du RAP poubelle en 2019-2020 ? Il revient un peu en force avec la maturité de certains titres engagés en 2023 – 2026, mais c’est encore loin de Temps mort, son premier album solo. C’est le syndrome « OK Boomer ». Oui, nous sommes des vieux qui écoutons encore NTM, IAM, La Cliqua, Lunatic, La Rumeur, La Brigade, Time Bomb et compagnie. Les rappeurs n’ont fait que suivre le mouvement, c’est un peu l’offre et la demande des fans. Avant, les MCs vendaient des disques, voire des cassettes, aujourd’hui ils vendent leurs fesses (Merde, encore des ennemis). Pour être plus poli, certains vendent leur âme ou leur merde. Le seul groupe de RAP qui se démarque par son originalité dans le Game, c’est sûrement PNL. La promotion de leur art est réalisée d’une main de maître. Ils savent cultiver le mystère, j’en ai même fait un parallèle avec la Mylène Farmer de l’époque. PNL, c’est la base, des clips de fous furieux, des instrumentaux qui font voyager, rêver et des textes secondaires où la parole n’est qu’un son d’apaisement, pour ne pas dire inutile. PNL a tout compris au nouveau monde du RAP, et les poids lourds du Game se cassent les dents un par un. PNL a quand même fait un ou deux titres que j’apprécie énormément comme À l’ammoniaque ou Deux frères. Enfin, PNL a disparu, mais transpire encore dans les sites de streaming. Personnellement, pour moi dans le RAP Game, il n’y a que le groupe PNL qui sauve les meubles. Tout le reste, c’est de la grosse daube vendue en masse. Vous en connaissez peut-être qui ont de l’avenir, alors n’hésitez pas à partager en commentaires. Et puis il y a les hors-normes, comme le rappeur Souffrance du groupe L’Uzine, qu’il faut absolument écouter. Lui, c’est du pur RAP à l’ancienne ! Sans oublier tout son collectif, qui compte de sacrés MCs au micro. Le RAP Féminin français est aussi dans la place Je ne clôturerai pas ce chapitre sans parler des reines de la poésie de rue, car écrire sur le RAP authentique sans honorer les femmes qui ont noirci les feuilles de rimes et tenu le micro d’or, ce serait oublier les plus belles plumes du monument français qu’est le HIP-HOP. Le RAP féminin est très engagé, avec des voix puissantes et rares que l’on met souvent à l’écart injustement. Impossible de ne pas mentionner Casey, la professionnelle du kick brut au verbe dévastateur. Elle a également rappé avec le groupe La Rumeur et s’inscrit dans la même lignée que ce collectif. C’est une femme qui n’a jamais baissé les bras ni cédé au rap-business, luttant sans cesse contre le racisme et dénonçant la réalité des banlieues avec une grande lucidité, loin de l’argent facile. Elle parle rue, lutte des classes, elle rappe dur ! Keny Arkana ! La Rage ! Mon altermondialiste préférée qui rappe pour les oubliés du système et monte le ton pour les souffrances des invisibles. Mais Diam’s à ses débuts n’a pas à rougir : elle a mené le RAP français au sommet des mots de nos maux ! Chilla, la déesse incontournable qui défonce la haine pour la coucher sur le papier. Princesse Aniès, Bams, et si j’en oublie encore, je m’excuse car c’est un outrage ! Toujours pas R.I.P mais oubliés du système ! La Rumeur ! L’un des rares groupes de RAP français des années 90 ne reposant pas encore en paix et n’utilisant pas la radio FM Skyrock pour faire la promotion de ses sons. En bref, le seul groupe de RAP français n’ayant jamais baissé son froc… Hein ? Ça veut dire que les autres groupes baissent leur froc devant Skyrock ? Non, c’était juste pour construire la rime Froc et Skyrock. Je ne veux surtout pas de problème majeur, je n’ai qu’une vie (rires). La Rumeur, ce groupe de hip-hop français avec Ekoué, Hamé, Le Bavar, Mourad pour les MCs les plus connus, mais aussi deux DJs, deux mastodontes du RAP français comme Soul G et Kool M. La Rumeur s’est formée dans les Yvelines. Je ne vais pas réinventer la proue de ce bâtiment de guerre qu’est La Rumeur, ni hisser encore plus haut le pavillon à la tête de mort, tant il fait déjà corps et âme avec ses auditeurs. Non, sur Le Journal Corrosif, je vais déposer des mots pour qualifier ce qu’est La Rumeur pour mes oreilles. Si vous souhaitez une définition de La Rumeur, alors j’ai ceci pour vous. Le groupe La Rumeur selon Lio du Journal Corrosif Contrairement aux groupes IAM, NTM, Ministère A.M.E.R., je n’ai pas connu La Rumeur à mon adolescence, mais 10 ans et quelques miettes plus tard après leur premier EP Volet 1 : Le poison d’Avril. Je me suis intéressé à La Rumeur à mes 24 ans, et ce, dès les premières écoutes de leur premier album L’Ombre sur la mesure sorti en 2002. Une leçon de RAP avec La Rumeur Je me suis intéressé à La Rumeur… Intéressé à La Rumeur… En effet, je ne suis pas fan de ce groupe que je n’entends pas, mais que j’écoute, analyse en décortiquant les moindres maux de leurs textes engagés et militants. À travers leur poésie de haut niveau, aux rimes assassines, je me suis rendu compte de la puissance des contes de leurs pontes divers et variés dans un inventaire de 15 vers. Aujourd’hui seulement, à mes 45 ans, je comprends le message virulent qu’ils revendiquent depuis le début de leur formation. Au programme : paraboles, prose, poésie, métaphores, le tout est hardcore et calme en même temps, voire parfois apaisant, non stressant. Les mots sont très durs, mais le flow est de toute beauté, bien que pas très mélodique, en clair, pas dansant. Mon morceau préféré de La Rumeur ? Difficile, j’ai choisi un titre hardcore pour écrire ce texte dont la vidéo est à la fin. J’aime écouter ce groupe de RAP français et les titres, je les choisis en fonction de mon humeur. Le meilleur pour la fin du rap avec La Rumeur: Prochaines dates de concert de La Rumeur Le 19 septembre 2026 : à la MJC Le Totem à Chambéry. Le 21 janvier 2027 : au Casino Barrière de Lille (avec Chilly Gonzales). Le 23 janvier 2027 : à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez) pour un concert exceptionnel aux côtés de Chilly Gonzales. #### Le TDA ne me définit pas. Mais il a changé ma façon de travailler Sommaire Toggle Avant le diagnostic : une sensation permanente de décalageLe diagnostic : mettre des mots sur des années d’incompréhensionPourquoi je ne me reconnais plus dans les codes du recrutementContinuer malgré tout : entre entrepreneuriat et intérimQuand le travail n’est adapté à personneL’inclusion ne peut pas s’arrêter au recrutementAdapter les organisations, pas seulement les individus Avant le diagnostic : une sensation permanente de décalage Je m’appelle Lydie. Je suis consultante indépendante en SEO et en GEO. Je suis aussi maman. Et je vis avec un TDA, un trouble du déficit de l’attention sans hyperactivité. Je préfère commencer par cette précision : mon TDA ne me définit pas. Il n’est ni mon identité, ni une excuse. En revanche, il influence profondément ma manière de travailler, d’apprendre, de créer et de vivre les relations professionnelles. Il me limite parfois, il m’épuise souvent, mais il m’apporte aussi une capacité d’analyse, de curiosité et de connexion entre les idées qui fait aujourd’hui partie de ma valeur professionnelle. Mes confrères du SEO et du GEO pourront probablement en témoigner. Tout comme certains de mes anciens professeurs de marketing ou de master. Je peux passer des heures à explorer un sujet extrêmement technique, faire des liens inattendus ou résoudre un problème complexe. C’est d’ailleurs sur un forum technique consacré au référencement que j’ai croisé Lionel et découvert son projet. Ce genre d’environnement stimule mon cerveau bien davantage que les codes parfois très normés du monde professionnel. Pendant longtemps, pourtant, je n’ai pas compris pourquoi certains aspects du travail me coûtaient autant. Avant de devenir indépendante, j’ai exercé comme cheffe de secteur dans de grands groupes. J’ai fini par quitter cet univers. Non pas par manque d’ambition, mais parce que je ne m’y retrouvais plus. Ensuite, j’ai enchaîné des missions d’intérim, incapable de me projeter dans un CDI. Pour me projeter, j’ai besoin de trouver du sens. J’ai besoin d’aimer ce que je fais. Or, là où je vis, les missions d’intérim proposées concernent souvent les métiers les plus difficiles : horaires décalés, faible rémunération, forte pénibilité. Pourtant, ces expériences m’ont aussi permis de découvrir un secteur dans lequel je me suis sentie utile : le sanitaire, le social et le médico-social. J’y ai travaillé au sein de structures publiques, privées et associatives. J’y ai rencontré des professionnels engagés et des réalités humaines qui m’ont profondément marquée. Le diagnostic : mettre des mots sur des années d’incompréhension Puis, il y a deux ans, j’ai appris que j’avais un TDA. Ce diagnostic n’a pas tout expliqué. Mais il a mis des mots sur des années d’incompréhension. Sur cette fatigue permanente à devoir fonctionner comme les autres. Sur cette difficulté à maintenir une motivation lorsque le travail perd son sens. Sur cette impression constante d’être en décalage. Aujourd’hui, les pouvoirs publics parlent davantage du TDAH et du TDA. Les campagnes de sensibilisation se multiplient, tout comme les engagements affichés en faveur de l’inclusion des personnes présentant des troubles du neurodéveloppement. Cette reconnaissance est importante. Elle marque une évolution positive. Mais entre les discours et la réalité du terrain, il existe encore un fossé. Car l’inclusion ne consiste pas seulement à reconnaître qu’un trouble existe. Elle suppose aussi de revoir certaines pratiques professionnelles : la manière de recruter, d’évaluer les compétences, d’organiser le travail ou encore de considérer les parcours atypiques. Pourquoi je ne me reconnais plus dans les codes du recrutement Depuis mon diagnostic, une chose me surprend moi-même : je ne supporte plus LinkedIn. Je n’arrive plus à me mettre en scène. Je n’arrive plus à écrire ces publications où chacun semble parfaitement aligné avec son parcours, sa carrière et ses réussites. Je n’arrive plus non plus à postuler comme avant, à « me vendre » ou à adapter mon discours à ce que l’on attend de moi. Ce n’est pas un manque d’envie de travailler. C’est une fatigue immense face à des codes professionnels qui valorisent parfois davantage la capacité à se présenter que la capacité à faire. Je continue pourtant à aimer mon métier. J’aime le SEO. J’aime le GEO. J’aime comprendre les moteurs de recherche, expérimenter, apprendre, transmettre et résoudre des problèmes complexes. Lorsque je travaille sur un sujet qui m’intéresse réellement, mon attention devient une force. Je ne demande pas un traitement particulier. Je souhaite simplement que les entreprises comprennent qu’il n’existe pas une seule manière d’être un bon professionnel. Les personnes neuroatypiques ne demandent pas que les exigences disparaissent. Elles demandent que les compétences soient regardées avant les différences. Nous parlons beaucoup de diversité en entreprise. Peut-être est-il temps d’accepter que cette diversité concerne aussi les façons de penser, d’apprendre, de communiquer et de travailler. Je ne suis pas mon TDA. Je suis une professionnelle, une mère, une femme qui continue d’apprendre à composer avec un fonctionnement neurologique différent. Et si je partage aujourd’hui ce témoignage, ce n’est ni pour susciter la compassion ni pour revendiquer un statut particulier. C’est parce que je suis convaincue qu’en parlant sans détour, mais sans jugement, nous permettons à d’autres de se reconnaître. Et peut-être, aussi, d’oser construire une vie professionnelle qui leur ressemble davantage. Continuer malgré tout : entre entrepreneuriat et intérim Toujours un peu têtue, j’ai continué à chercher des solutions. Comme beaucoup d’indépendants, je savais qu’il faudrait du temps avant de pouvoir vivre exclusivement de mon activité de consultante SEO et GEO. Au Pays basque, les consultants sont nombreux et la concurrence est réelle. J’ai une famille à faire vivre. Il fallait donc trouver un équilibre. J’ai accepté des missions d’intérim via Hublo et découvert une maison de retraite associative. On m’y a confié un poste relativement nouveau dans l’organisation de l’établissement. L’expérience ne m’a pas convaincue. J’ai préféré repartir vers d’autres missions, pourtant très exigeantes physiquement : journées de douze heures, horaires décalés, rythme soutenu. Puis, faute de candidats, l’établissement m’a proposé un CDI. Le poste d’ASH comportait une partie qui me motivait réellement : accompagner des personnes présentant des handicaps physiques et cognitifs très avancés. C’est un travail qui a du sens pour moi. Quand le travail n’est adapté à personne Mais l’autre partie du poste raconte une tout autre histoire. Un week-end sur deux, je dois assurer une journée de onze heures, dont dix heures de travail effectif, avec une seule heure de pause non rémunérée. La matinée est consacrée à traiter une quantité phénoménale de linge. Cette tâche demande une concentration constante, une précision importante et une organisation extrêmement rigoureuse pour tenir les délais. Ensuite, sans véritable respiration, j’enchaîne en courant vers mon autre poste jusqu’à la fin de la journée. En tant que personne avec un TDA, je sais que cette organisation n’est pas adaptée à mon fonctionnement cognitif. Pour une personne autiste, elle le serait probablement encore moins. Mais, au fond, est-elle réellement adaptée à qui que ce soit ? C’est peut-être la question que l’on oublie de poser. À force de travailler dans ces métiers physiques, aux horaires atypiques, j’ai commencé à observer quelque chose qui me dérange profondément. Je croise régulièrement des collègues eux-mêmes porteurs de handicaps, de maladies chroniques, de troubles psychiques ou de neuroatypies. Ils occupent des postes dont les conditions de travail aggravent parfois leurs difficultés. Comme si cela était devenu normal. Comme si le fait d’être en situation de handicap justifiait d’accepter des conditions que l’on jugerait excessives pour beaucoup d’autres salariés. L’inclusion ne peut pas s’arrêter au recrutement Cette réalité dépasse largement mon histoire personnelle. Nous parlons beaucoup d’inclusion. Nous parlons de recrutement des personnes handicapées. Nous parlons de qualité de vie au travail. Nous parlons de prévention des risques psychosociaux. Mais que signifie réellement l’inclusion si l’organisation du travail elle-même reste inchangée ? Peut-on sérieusement parler d’accessibilité lorsque les postes reposent sur des cadences intenables, des journées interminables, une charge mentale permanente et une flexibilité devenue la norme ? Ces établissements accomplissent une mission essentielle auprès des personnes les plus vulnérables. Ils sont financés, pour une large part, par l’argent public. Les professionnels qui y travaillent sont engagés. Beaucoup donnent énormément d’eux-mêmes. Mais une question continue de me hanter. Quel est le sens d’une politique publique qui protège les usagers tout en épuisant progressivement ceux qui prennent soin d’eux ? Comment peut-on défendre l’autonomie, la dignité et la qualité de vie des résidents sans accorder la même importance à la santé physique et psychique des salariés ? À mes yeux, il ne s’agit pas seulement d’une contradiction. Il s’agit d’une absurdité. Car lorsqu’une organisation devient difficilement soutenable pour les personnes dites neurotypiques, elle devient souvent presque impossible pour celles dont le fonctionnement neurologique est différent. L’adaptation de poste que je vais probablement devoir demander ne résoudra qu’une partie du problème. Adapter les organisations, pas seulement les individus Le véritable sujet est ailleurs. Il est dans notre manière de concevoir le travail. Nous continuons à adapter les individus à des organisations défaillantes, alors que nous devrions peut-être commencer à adapter les organisations aux êtres humains. #### Le témoignage d’une femme maniaco-dépressive à la rue Sommaire Toggle Une femme maniaco-dépressive sans-abri en FranceEst-ce de la prostitution ? de la survie ? des abus ?Femmes SDF, l’enfer de la rue Une femme maniaco-dépressive sans-abri en France Je m’appelle Camille (pour de faux), je suis maniaco-dépressive (diagnostiquée à l’âge de 26 ans) et polytoxicomane. Je vais vous partager un témoignage d’une partie de mon histoire, j’ai conscience aujourd’hui de la chance que j’ai d’être encore en vie, même abimée mais en vie et en bonne santé. Après Six années de travail et de fêtes combinés en Angleterre, je fais une tentative de suicide en 2003 à l’arme blanche, je me retrouve en psychiatrie la bas puis je rentre en France et je fais des allers retours en psychiatrie et en addicto depuis 16 ans. A cause d’un ras le bol et au surpoids dû aux traitements, j’ai arrêté trois fois mes médicaments brutalement (2004, 2008, 2018) ce qui est fortement déconseillé.S’en est suivi à chaque fois de période à la rue, en bouffée délirante aiguë, (BDA) où je brûle mes papiers d’identité ou je les perds et je prends beaucoup de toxiques ou alcool pour anesthésier mes violentes émotions… En 2004 et en 2008 j’ai passé deux hivers dehors avec des errances dans les rues de divers villes de France, sans argent, sans papiers ni téléphone, à manger parfois dans les poubelles, je dors dans les squats ou chez des hommes qui font la manche. Je me mets souvent en danger j’ai plusieurs fois utiliser mon corps en le donnant contre de la nourriture, de la drogue, de l’alcool, ou juste un repas chaud, parfois même des cigarettes…. Est-ce de la prostitution ? de la survie ? des abus ? Il m’est aussi arrivé à Paris de voler les frites des clients du mac do directement sur leurs plateaux dans les restaurants… Je me souviens malheureusement de tout.J’ai également à limoges, Nantes, Chateaubriant et Paris fait de très mauvaises rencontres ou j’ai subi des abus, mêmes des viols en réunions. Étant en délire, je ne me rendais pas compte de la gravité des situations sur le moment, c’est avec du recul, du repos et des médicaments que les souvenirs de ces horreurs me sont revenus à l’esprit et ne quittent plus. Ces traumas m’ont marqué pour la vie, comme des blessures béantes qui ne se refermeront jamais complètement…. J’ai honte d’en parler, je me dit que je me suis laissée faire donc ce ne sont pas vraiment des viols mais j’étais enfermée donc me débattre aurait été plus dangereux, je ne voulais pas qu’on me frappe. J’y repense souvent et je n’ai porté plainte qu’une seule fois (affaire classée sans suite à limoges) mais ce dont je suis sure c’est que je n’étais pas CONSENTANTE. IL N’Y A PAS DE SOLIDARITÉ A LA RUE QUAND ON EST UNE FEMME SDF SANS-ABRI ON DEVIENT UNE CIBLE, UNE PROIE, ON EST VULNÉRABLE J’ai même parfois eu le sentiment d’être réduite à l’état d’animal. Je n’arrivais pas à faire la manche avec mes « collègues » car j’étais trop agressive. Dans les squats (Besançon, Vesoul, Nantes, Angers, Paris, Belfort) je m’occupais parfois d’enlever les seringues des gars trop défoncés par le faire après leur fix. Je m’occupais parfois des chiens, quand je me sentais à peu près bien, j’allais chercher de la nourriture gratos dans les assos (notamment à la croix rouge de Besançon). Mais je n’aimais pas vivre en squats, sans chauffage ou électricité ou les mecs trop défoncés faisaient leurs besoins n’importe où, la puanteur m’empêchait de me reposer. Souvent je me suis fait héberger chez des mecs en échange de sexe, il n’y avait pas d’amour, mais je n’étais pas maltraitée, je pense notamment à Moon à Besançon qui était gentil à défaut d’être amoureux. Je me souviens de l’odeur étouffante de l’ammoniaque lorsqu’ils basaient la coke pour la fumer (crack). Je me faisais souvent virer de partout à cause de la conso et de mes délires (mystiques) j’atterrissais à l’hôpital psychiatrique pour 6 mois ou un an….il était alors long et difficile de me faire redescendre de mes délires, j’avais des doses des médicaments (tercian) très élevées, puis venaient les descentes, les dépressions…. La « réinsertion » très difficile, je me sens à part, différente, l’impression de revenir de la guerre, ou d’un cauchemar de trois mois, parfois d’un rêve , car il m’arrive quand je suis à la rue de me sentir (brièvement) libre bizarrement ( pas joignable, je vais ou je veux, je fais ce que je veux, je n’ai de compte à rendre à personne, une SDF en vitrine, on m’ignore, j’aime ça) L’année dernière, en octobre 2018, j’ai encore arrêté mes traitements, les conséquences ont été encore dramatiques, j’ai fini au crack à la Chapelle à Paris, très mal accompagnée d’un homme qui voulait se marier avec moi pour avoir des papiers et qui a jeté mes traitements en me disant « tu n’es pas folle il suffit juste de te comprendre ». un mois plus tard il me jette du squat et me frappe avec une ceinture en cuir dans le dos, me fout dehors avec un pied sans chaussure, quelques heures plus tard après avoir marché, j’ai le pied en sang et j’ai encore été victime d’un viol à Saint Denis. Je ne sais plus combien de temps j’ai erré comme ça dans le 18eme, Aubervilliers, Saint Denis, tout est une peu flou dans ma tête, j’étais en délire. Je reprends conscience 20 jours plus tard lorsque ma sœur vient me voir à l’hôpital Ballanger à Sevran. On m’apprend que j’ai disparu de la circulation pendant 10 jours (qu’ai-je fait ?) puis j’ai passé 5 jours aux urgences de Bichat INIDENTIFIABLE (incapable de dire qui je suis et sans papiers) puis mes parents ont été sollicités pour signer un PÉRIL IMMINANT pour que je sois mise en isolement pendant 15 jours où je ne me souviens de rien à part d’un dessin marron de mains sur les murs (j’apprendrais plus tard que j’ai joué avec mes excréments). S’en est suivi 6 mois d’hospitalisation de secteur à Neuilly sur marne dans le 93, un vrai cauchemar de 6 mois. J’ai quand même craché mon anti psychotique début janvier, je suis repartie en délire mystique et lors d’une permission je ne suis pas rentrée à l’hôpital,, je les ai appelé pour rentrer , il m’ont dit « on est pas un hôtel, ,repasser par les urgences » du coup j’ai erré vers Aubervilliers j’ai subi deux abus en 3 jours… En avril 2019 j’arrive à la clinique de la borde, la galère est finie… Nous sommes en décembre, ces souvenirs de violence et d’abus à cause du crack me hantent car c’était il y a seulement un an et j’ai du mal à me pardonner à moi-même d’avoir arrêté mes traitements. J’ai compris que je suis une victime des viols et violences que j’ai subi mais j’ai une part de responsabilité dans ces malheurs, celle d’arrêter mes traitements. J’ai compris qu’il fallait que j’arrête de faire cela, que j’accepte ma pathologie et que je soigne mes addictions pour ne plus me mettre en danger et me respecter, et respecter mon corps. Ici à la clinique de la BORDE je suis en sécurité, je vois le psychiatre tous les jours, je parle avec moniteurs, les pensionnaires, je chante, je slam , j’écris , je fais du théâtre, de la peinture. Je me soigne avec ces ateliers mais aussi en aidant les autres et en étant aidée par les autres pensionnaires, le club qui est l’essence même de cette clinique de psychothérapie institutionnelle, ici on travaille, on est pas payé car on est pas employé mais c’est du travail invisible et on se soigne grâce à ça. J’ai conscience d’avoir beaucoup de chance d’être ici. Une femme à la rue maniaco-dépressives sans traitement et qui consomme un peu toutes les drogues est fortement en danger dans la rue.J’ai souvent appelé le 115 mais je n’ai jamais eu de place au chaud pour dormir car je n’étais pas enceinte et je n’avais pas d’enfant. Je ne suis pas une voleuse, une braqueuse, une dealeuse, je me suis donc prostituée en quelques sortes pour SURVIVRE car parfois j’avais tellement faim et froid que j’ai cru en mourir…. Femmes SDF, l’enfer de la rue #### Les Femmes SDF, premières oubliées de France ? Quand je pense que cet article a été écrit en 2019 sur le journal abrasif et qu’aujourd’hui il est encore d’actualité… Republication sur le nouveau Journal Corrosif 2026. La peur abyssale qui étreint les cœurs éteints et se révèle à la vie dans la rue, nous rappelle à la psychanalyse des portions de trottoir. En effet, les femmes à la rue se dévitalisent, les pensées deviennent moroses, les peurs dans le cœur et la violence de ceux qui ferment leur porte-monnaie et leur cœur. Alors, se retrouver seul face aux portes de l’abnégation dans la rue est un précipice à vaincre. Il faut ensevelir les violences faites aux femmes, qui sont rédhibitoires. Il reste la manche pour toute respiration dans cet univers particulier. Les autres se bagarrent autour d’elles pour rester en vie, pour survivre. Battons-nous pour réaliser leurs rêves. Aurélie B du Journal Corrosif Parmi les oubliés de France (Femmes SDF, Hommes SDF, personnes en difficulté mentale et physique, Handicap, PolyHandicap, personnes en situation de précarité, et j’en passe beaucoup trop) ; personne ne sera oublié sur mon blog, chaque semaine je relaierai l’information des gens comme moi, en difficulté et qu’importe le thème. Aujourd’hui, je me tourne vers les femmes SDF. J’aurais préféré que ce soit mon ex-petite amie qui a connu la rue qui écrive ce texte, ou ma mère (Paix à son âme). Avec cet article, je veux faire un maximum de bruit pour ces femmes de la rue, sans domicile fixe et sans abri. Alors toi, qui es une femme enfermée dehors, je t’invite sur mon blog qui ne fait pas dans la dentelle à t’exprimer et même à raconter les horreurs vécues. Je diffuserai ton texte sur les réseaux sociaux et je m’acharnerai pour que le sujet soit relayé en masse afin que cela devienne un thème bruyant que même les sourdingues volontaires entendront. En effet, je suis webmaster et référenceur, je connais les moyens de faire connaître une page internet sur le Web. Bien que j’aie arrêté d’exercer, pour vous, mesdames, je vais reprendre la barre et faire en sorte que votre article soit dans les premières positions des moteurs de recherche tels que Google. Pourquoi ? Les médias internet sont aussi importants que les médias télévisés ou la presse écrite et autres. On doit multiplier les témoignages sur internet car beaucoup trop de Français ignorent ce très grave problème. Il y a urgence. Le combat se fait partout : sur le terrain, à la télévision, dans les journaux, sur internet. Vous souhaitez écrire un texte qui représente les femmes SDF, d’une à quelques pages. Choisissez des thèmes qui vont alerter les Français, n’ayez pas peur des mots, ici il n’y aura pas de censure sur mon blog. Pour m’envoyer votre texte, merci de me contacter à l’adresse mail du Journal Corrosif : contact@lejournalcorrosif.fr Le quotidien d’une femme SDF consiste à fuir les multiples agressions dont elle est victime. Ceci n’est pas une vie. Chaque nuit, elle risque de nouvelles agressions physiques et sexuelles. Monsieur le Président, vous avez fait de la cause des femmes une priorité de votre quinquennat. Les femmes SDF sont doublement vulnérables pour être femme et SDF. Nous vous demandons de mettre en place dès 2018 des centres d’accueil dédiés pour leur offrir sécurité, dignité et leur apporter l’accompagnement spécifique nécessaire pour affronter leur trauma. Sarah Frikh #### Les handicapés du système, ces oubliés du système Sommaire Toggle Qui sont ces handicapés oubliés du système ?La norme comme illusion : la quête de sensEsclaves modernes et piège de la consommationLa prise de conscience et le choc de la réalitéSanté mentale : quand le système détruit l’humainRéinventer la folie : du pouvoir créateur au réveil des consciences Qui sont ces handicapés oubliés du système ? Tous ceux qui sentent depuis longtemps, profondément et intuitionnellement que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde de fous. En effet, métro-boulot-dodo, se marier, avoir des enfants, construire une maison, payer ses factures, passer sa vie à courir après l’argent, être à la retraite, perdre la santé puis mourir m’est toujours apparu comme un mode de vie si dénué de sens que je ne pouvais que me sentir folle dans le sens « pas normale » (qu’est-ce que la normalité ?). Folle de ne pas vouloir tout ce que tout le monde voulait, folle de se mettre en quête de sens. À bas le regard des autres, je suis partie… La norme comme illusion : la quête de sens De retour à l’école, j’ai appris à déchiffrer le monde de manière sociologique, développant ainsi une observation déjà innée et un début de compréhension de la société dans laquelle je vivais. Naturellement, je n’ai pas pu résister à voir comment cela se passait ailleurs… Mission : prendre conscience de toutes les croyances accumulées à travers notre éducation, pas seulement familiale, mais également culturelle et environnementale. On n’imagine même pas le nombre de croyances limitantes ancrées dans nos esprits… faire le tri entre toutes celles que j’avais et garder seulement celles qui me faisaient réellement vibrer. Esclaves modernes et piège de la consommation À ce moment-là, je comprends donc que je ne suis pas ce que je pensais que j’étais, et cela me rassure, car je ne souhaite définitivement pas être ce consommateur bête et discipliné qui échange son précieux temps et parfois sa santé à aller au travail, Parenthèse étymologique : Le terme travail prend sa source dans le latin tripalium, une structure antique à trois pieux utilisée par l’Empire romain pour immobiliser et supplicier les esclaves insoumis. pour payer les factures inhérentes à notre condition d’esclaves modernes et pouvoir acheter les divers artefacts matériels dont nous croyons avoir besoin. J’ai donc cherché à savoir pourquoi nous étions dans ce système de fous, et là, en m’enfonçant dans la toile, je suis tombée… abasourdie, ahurie, anéantie devant cette découverte… cette vérité funeste… ce mensonge ancestral… cette manipulation incessante et insidieuse… Puis la colère m’a prise… Et là, je suis partie… en vrille… Que faire de ça… mon esprit s’enflamme ? La prise de conscience et le choc de la réalité Si j’en parle, ils me prennent pour une folle… Le système est bien fait… Tout est bien pensé, l’illusion est bien orchestrée, si bien que pour beaucoup, c’est difficile à croire… Aujourd’hui, après cette indigestion, j’ai choisi d’avaler la pilule… Je vous laisse deviner laquelle… Peu importe, je veux bien être traitée de folle, complotiste et sorcière (et oui, je me soigne avec des plantes), je sais maintenant que cette intuition est vraie : le monde est fou ! Santé mentale : quand le système détruit l’humain Côtoyant la maladie mentale de près, je comprends que beaucoup de gens se perdent dans les méandres de ce système, que leur esprit se sente agressé, ballotté, soudoyé, déprimé, incompris, indécis, démoli. Pour peu qu’on n’ait pas eu d’amour, qu’on ait vécu des expériences traumatisantes, pas trouvé d’aide au bon moment, qu’on n’ait pas eu l’audace ou la curiosité d’aller voir au-delà du voile ou les clés pour se chercher soi-même, on est foutu, perdu, parfois pendu… Les handicapés du système sont tous ceux qui n’arrivent pas à s’y adapter. Je n’y arrive pas… et finalement, je ne veux pas. J’ai donc une tendance naturelle à être attirée par la folie : En effet, tous ceux qui pensent « out of the box », en dehors de la matrice, tous ceux qui expriment leur pouvoir créateur qui est, à mon sens, inhérent à l’Humain. L’humain ne doit pas AVOIR ni FAIRE, mais ÊTRE, et ça… on ne nous l’a pas appris… Je cultive donc tous les jours la pleine conscience pour travailler cet esprit, semer des graines au travers de mes rencontres, éclairer humblement tous ceux que je croise, ne serait-ce que par un sourire. Réinventer la folie : du pouvoir créateur au réveil des consciences J’encourage et respecte la folie quand elle est douce et respectueuse de la nature, de l’humain, quand elle est saine et apporte de nouvelles perspectives, quand elle est exprimée au travers de l’art, quel qu’il soit, quand elle est reliée à son Soi. Que tous les « handicapés » de ce système trouvent leur chemin pour réinitialiser un monde sain et juste pour tous… #### Pauvreté en France 2026 : Les crèves-la-faim sont sous la dalle Sommaire Toggle Mourir de faim en France est un exploitMais la précarité alimentaire, la malnutrition, on en parle ?Raccourci de comptoir assumé qui défouleLa France qui à Faim (BLAST) Mourir de faim en France est un exploit Devant des titres forts et provocateurs, j’essaie de remuer la merde pour que le gouvernement puisse bien la sentir, en quelque sorte, que les effluves remontent jusqu’à leur narine poudrée. Il est vrai que mourir de faim en France c’est impossible, il y a des associations, les Restos du Cœur, la Croix-Rouge, le Secours catholique et j’en passe. Puis il y a la science, bien que je lui fasse la nique sur ce coup-là, elle n’a pas tort. Partant d’une théorie très relative, où il faut prendre en compte certains paramètres humains (âge, constitution robuste ou fragile, maladies), un adulte aura la chance de survivre s’il reste bien hydraté jusqu’à 80 jours ; c’est bien sûr une moyenne. Mais la précarité alimentaire, la malnutrition, on en parle ? Les personnes les plus vulnérables sans emploi, ou ayant un travail à contrat précaire [TCP] avec des bouches à nourrir tout autant vulnérables, j’ai nommé les enfants, sont les premiers à encaisser la note de la malnutrition en France. Ces gens, comme toi et moi, sont des Noirs, des Arabes, des Blancs, des Français de souche (pure souche même !). Il y a toutes les couleurs, mais certaines communautés plus que d’autres, allez savoir pourquoi. Là n’étant pas le problème, je ne jouerai pas à la polémique sur ce sujet, mais comment un pays aussi riche laisse crever de faim sa population fragile en extrême précarité ? La raison est simple, on a essayé toutes les combinaisons politiques, droite et gauche et même La République en marche (Renaissance depuis 2022) qui pour moi est un parti politique girouette. Mais jamais les extrêmes, alors aujourd’hui on va leur laisser une chance, puisqu’ils savent mieux que les autres, pourquoi pas. La gauche nous a ruinés, la droite nous a ruinés, la gauche-droite et la droite-gauche nous ont ruinés, l’extrême droite va nous plomber, la multidirectionnelle (EM, LREM, RE) nous a ruinés, je ne vois donc que l’extrême gauche au pouvoir pour les présidentielles de 2027. Je brasse de l’encre, aucune source, aucune statistique, je ne suis pas politologue ou politiste, j’ai juste les yeux grands ouverts et le cœur qui saigne quand je vois une mère et un enfant expulsés d’un logement insalubre, seuls lieux de survie. C’est une histoire comme une autre qui se répète avec d’autres teintes de pauvreté macabre. Des SDF ou sans-abri qui meurent de chaud, des enfants à la rue, des personnes âgées abandonnées, des hôpitaux qui ferment, la merde nationale. Raccourci de comptoir assumé qui défoule Ce n’est pas à moi d’écrire un article de politologue avec des chiffres, des études scientifiques à la clé, non, je n’ai qu’une question, quand cela va s’arranger ? Ma réponse est pessimiste “Jamais !”, au moins, j’aurai le sourire quand tout ça changera en s’améliorant. La vraie question, il est où l’argent ? La France qui à Faim (BLAST) #### Précarité 2027 : L’urgence sociale face aux présidentielles Sommaire Toggle Introduction précaireLa précarité sociale en FranceFinancièrement, les Français ne s’en sortent plusL’extrême pauvreté a le vent en poupe !Écœuré, mais pas soumis Introduction précaire La précarité en 2027 sera une ligne rouge : il ne s’agira pas uniquement des présidentielles, mais du point de rupture. Le cumul sombre et affligeant de l’inflation, du mal-logement, de la malnutrition et de la mal-santé va devenir totalement insupportable pour la population. La précarité sociale en France C’est incontestable, selon de nombreuses études et analyses soi-disant factuelles, la loi du « un Français sur cinq » est universelle. Maladie mentale, pauvreté, précarité financière, précarité alimentaire, mal-logement : quand on lit les journaux ou les médias mainstream, c’est toujours le 1 sur 5 qui l’emporte. Cependant, quand on regarde autour de soi, j’ai l’impression que la France est en précarité maximale et générale. Même les personnes aisées ou les personnalités retraitées se plaignent de leurs faibles revenus. Il est vrai que, pour ces derniers exemples, c’est davantage de la précarité intellectuelle, de la médiocrité et du mépris envers les pauvres que de la pauvreté financière. Vous l’aurez compris, la France va mal et ce n’est pas qu’une histoire d’argent. Nous allons quand même commencer par le budget des Français. Financièrement, les Français ne s’en sortent plus C’est là que le bât blesse : leurs poches sont littéralement percées, le mois est à peine commencé que le découvert bancaire pointe son nez. Comment nourrir une famille entière quand on a à peine de quoi payer le loyer et les diverses charges du logement ? Il y a bien les associations telles que les Restos du Cœur, mais cela ne suffit pas pour s’alimenter convenablement. Témoignage de terrain : Ayant déjà expérimenté les problèmes financiers avec mon ex-femme (mariage de cœur), je peux certifier que même à deux et avec l’AAH, sans emploi, et un logement en hôtel social (type marchand du sommeil) à 800 € par mois (sans APL), s’en sortir est extrêmement difficile. Ajoutez à tout ça un couple de fumeurs — où les angoisses sont tellement énormes que l’addiction est décuplée — et vous avez un duo précaire. Pourtant, sans enfants, nous nous en sortions très bien, jusqu’au jour où mes versements de l’AAH ont été interrompus par la CAF car je n’avais pas déclaré le fait d’être en couple. J’avais des frais hospitaliers non réglés pour des raisons qui me dépassaient. Il faut avouer que j’étais complètement largué par les démarches administratives. En effet, quels que soient les revenus modestes d’une famille, d’un couple ou d’un célibataire, il ne faut pas qu’il y ait une faille dans le compte en banque, une brèche, un trou, un cratère dans le budget, car cela peut foutre à la rue ces personnes fragilisées par les difficultés d’une vie précaire insoutenable. L’extrême pauvreté a le vent en poupe ! L’INSEE a rendu publiques ses données sur la pauvreté en France : 9 817 000 personnes étaient pauvres en 2024. Pour 2027, je prévois, en ma qualité de médium expert en précarité, un effondrement majeur de la qualité de vie plus que pourrie de ces millions de gens fauchés comme les blés. Le pire, c’est que le rassemblement et l’union des personnes militantes pour le peuple ne sont pas pour demain. Bien au contraire : qu’ils soient de droite, de gauche ou des extrêmes, ils se foutent complètement de la solidarité et s’en mettent plein la gueule. Pire, ils se dénoncent, se doxent (diffusion publique d’informations personnelles à l’insu et contre le gré de l’intéressé pour intimider, menacer et nuire), se boxent, et j’en passe des vertes et des pas mûres. L’éloignement politique des personnes précaires fait déjà des ravages aux élections présidentielles ou municipales. La division d’opinions de ces mêmes personnes en difficulté provoque la montée en puissance de l’extrême droite à cause d’un énorme taux d’abstention chez les plus démunis. Si les super-héros du peuple sur Twitter (X) ou IRL (vie réelle) s’adonnent au MMA plutôt que de se concentrer sur les vrais problèmes et de débattre intelligemment sur les plateaux télé ou même dans les rues — comme c’était le cas avant la création de ces réseaux sociaux où règne la dialectique pédante et malodorante derrière l’écran —, nous pourrions peut-être avancer. Cela nous donnerait certainement l’envie, à nous les plus démunis, de nous intéresser à la politique et d’aller voter. Écœuré, mais pas soumis Je n’ai aucune leçon à donner, je ne voterai pas pour les élections présidentielles de 2027. Je suis écœuré par tant de haine entre nous, pauvres et précaires de tous bords. Je ne jugerai pas un électeur d’extrême droite ou d’extrême gauche, et jamais je n’éprouverai de haine envers une personne qui présente des opinions contraires à mes valeurs et principes. En revanche, j’afficherai un dégoût majeur pour les politiciens à la Sarkozy, à la Marine Le Pen et compagnie, ainsi que toute la clique de tous les partis politiques, car je n’ai plus aucune confiance en eux. Plutôt que de voler, de violer les lois de la République française, de provoquer les partis opposés à leurs idéaux dans l’unique but de manipuler l’opinion publique et de s’entredéchirer, ils feraient mieux de s’occuper du sort de leurs électeurs qui souffrent et sont sur le point d’exploser. Car c’est ça qui nous attend : l’explosion du peuple. Une réinitialisation nationale en quelque sorte, qui ne se fera pas dans la dentelle, mais dans les hurlements et sûrement de façon violente, malheureusement ! Oui, je n’irai pas voter par écœurement, mais si l’un touche à mes droits, de gauche, de droite ou des extrêmes, je descendrai dans la rue, et ce ne sera pas pour embrasser un flic… J’en ai marre, comme la majorité des Français ou immigrés travailleurs (ou non) et résidents de France, que l’on me prenne pour un con. Je ne suis pas apolitique, je ne vote pas, je me plains et surtout, j’emmerde les politiciens dont la majorité ne mérite que le mépris totalitaire de mes pensées les plus profondes et noires. #### Qu’est-ce que la précarité et quand devient-elle extrême ? Sommaire Toggle Dossier signé Lionel Belarbi pour Le Journal CorrosifDéfinition : Qu’est-ce que la précarité ?Définition : Qu’est-ce que la précarité extrême ?Non-assistance à personne en dangerLa précarité tue !Les oubliés, invisibles du système, les classes moyennesLes classes misérables des pauvres de la rueLa précarité étudianteLe geste de désespoir d’Anas K.La précarité mondialeLa précarité, et moi, et moi, et moi… Dossier signé Lionel Belarbi pour Le Journal Corrosif Qu’est-ce que la précarité selon le dictionnaire ? Je n’ai pas fait de grandes études, je n’y comprends rien, alors je barre… Vous aurez une source, pas d’inquiétude. Je préfère vous donner ma définition car croyez-moi, je maîtrise à 200 % le sujet, je suis même une élite précaire… NDLR La précarité est l’absence d’une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L’insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences more ou moins graves et définitives. https://fr.wikipedia.org/ Définition : Qu’est-ce que la précarité ? La précarité est une situation précaire, c’est-à-dire la perte de garantie de protections sociales diverses et variées ; l’absence partielle ou totale (extrême précarité) des mises en sécurité qui protégeaient une personne, une famille, un groupe. Pire, c’est aussi la perte de leurs droits fondamentaux. Définition : Qu’est-ce que la précarité extrême ? Elle devient extrême quand elle porte atteinte à la vie de la personne en situation précaire très grave en laissant des séquelles sociales et mentales irréversibles. Situation sociale et financière grave, lien familial rompu, droits sociaux absents, insécurité du logement, souvent devenu insalubre, démarches administratives devenues infranchissables, renfermement sur soi-même, dégradation de l’état mental pouvant amener à déclarer des maladies mentales telles que la dépression nerveuse, la psychasthénie (trouble névrotique spécifié), le syndrome de Diogène, de fortes angoisses, etc. Mais encore, la perte de tout revenu, même minimum (RSA, AAH), ce qui peut engendrer un enfermement dehors : sans domicile fixe et sans abri (SDF/SA), la personne se retrouve donc à la rue du jour au lendemain, sans aucune connaissance du terrain. Ce qui, croyez-moi, provoque des angoisses extrêmes d’une durée infinie tant que l’on n’est pas secouru par des personnes bienveillantes. J’en ai fait les frais, c’est à mourir de peur, la rue, quand on ne la connaît pas dans cette situation de précarité extrême. Souvent, les personnes en situation de précarité extrême s’enferment dans leur logement, sont isolées du monde et ne demandent aucune assistance, même pour manger. Ces gens du désespoir sont en situation d’urgence vitale. Si cette victime est votre voisin, par pitié, même si c’est intrusif pour elle, appelez les services sociaux et alertez les sapeurs-pompiers, je vous en conjure. Non-assistance à personne en danger C’est le fait de ne pas apporter secours à une personne en détresse ou en situation de danger imminent. Vous risquez une condamnation en justice si vous ignorez le danger que risque la victime. Dans le cas où elle ne veut pas être aidée, faites-le quand même en passant outre ses choix de rester isolée. Écoutez cette personne, mais protégez-la toujours en alertant les secours ! La personne est en danger imminent, il en va donc de votre responsabilité. Si vous ne faites rien, c’est de la pseudo-non-assistance à personne en danger de précarité, puisque de toute façon vous ne craignez rien, personne ne vous fera de procès. La personne sera morte et sa famille l’a misérablement abandonnée. Je suis un peu sombre d’écrire ça, mais ces personnes en précarité extrême sont souvent, très souvent, isolées totalement. Plus d’amis, pas de famille ni de parents, des voisins ignorants et donc criminels. Ne pas agir, c’est un crime ! La précarité tue ! Et elle le fait toute l’année sans ménager ses victimes qui meurent de froid, de faim, de solitude, de maladie, ou se donnent la mort, la fameuse libération d’une vie au mauvais goût de merde et à la précarité morbide. J’ai bien un doctorat en précarité, une formation de 10 ans avec une dégringolade très douce et lente de ma vie. Je suis ingénieur en précarité et je suis bien sûr le meilleur philosophe pour en parler. Sauf que je ne vais pas faire de philosophie ou écrire des paraboles sur la précarité, je vais faire dans le concret, l’abstrait me faisant aller à la selle. Les oubliés, invisibles du système, les classes moyennes La précarité est un sujet très oublié, voire invisible pour de très nombreux foyers. Je veux parler bien sûr des classes moyennes. Les classes bourgeoises, quant à elles, sont en précarité de réflexion. Je connais beaucoup de familles « pâtes au beurre » se plaindre. J’en suis un, mais j’ai de la chance d’être le plus grand et gros mangeur de nouilles au monde entier, même de toutes les galaxies. Ces familles qui ne cessent de se plaindre car il y a trop de pâtes et peu de viande dans l’assiette, je ne leur répondrai qu’une chose : le végétarisme subi ! Ah ?! On me dit dans l’oreillette droite que les légumes sont de plus en plus chers et que la viande bovine d’Argentine est moins onéreuse que la française. Ces familles presque pauvres sont dans une situation pré-précaire, c’est en quelque sorte la dernière ligne droite pour l’expulsion de la maison. Procédant par ordre : le père et la maman perdent leur emploi à quelques mois d’intervalle. Courageux, et pour ne pas perdre le chômage sans un nouveau métier, ces parents acceptent n’importe quel travail précaire. Les repas se font de plus en plus rares, un déménagement est prévu pour un logement plus petit et insalubre. Le papa et la maman divorcent, les enfants sont baladés entre la DASS (ASE), la tante, l’oncle, les grands-parents. En clair, c’est le bordel. C’est un exemple que j’ai vu, mais vous pouvez créer votre vision de la précarité des classes moyennes, les combinaisons sont infinies. Les classes misérables des pauvres de la rue Sont pour moi les plus flippantes. Je me suis déjà retrouvé à la rue, j’ai tenu deux jours, puis enfin j’ai trouvé de l’aide aux urgences psychiatriques. J’ai donc simulé, pardon, j’ai amplifié ma détresse mentale pour être interné en hôpital psychiatrique. Mon état clinique ne le justifiait pas, malgré des angoisses majeures, ma précarité non plus. « Ce n’est pas un hôtel ici, monsieur ! » Pour préférer l’hospitalisation en psychiatrie à la rue, il faut un dérèglement mental sérieux. De plus, à Paris, ce sont souvent des secteurs psychiatriques dits aigus et fermés. Je me rappelle être tombé à Maison Blanche – XIXe au secteur du 10-14, rue du Général-Lasalle 75019. Dans cet hôpital psychiatrique, il faut énumérer nos droits, ça va plus vite, car il est interdit de vivre. Pas le droit aux cigarettes Pas le droit au briquet Pas le droit aux vêtements Pas le droit de visite Pas le droit de sortir, confinement à l’étage Pas le droit de refuser le traitement médical Pas le droit aux rapports sexuels à deux. « Ce n’est pas un hôtel ici, je vous l’ai déjà expliqué » Et pourtant, en hiver, qu’il y fait bon vivre. C’est atroce comme pensée, mais au moins on est au chaud, nourri, logé, blanchi, soigné. J’ai vendu ma liberté à la psychiatrie pour sortir de la précarité. La précarité étudiante Précarité étudiante : les données. L’Observatoire de la vie étudiante réalise régulièrement une enquête sur les conditions de vie des étudiants. Dans son édition 2016, la part moyenne des ressources due aux aides publiques est estimée à 349 €. Elle monte à 363 € pour les étudiants d’origine sociale « populaire ». https://blog.headway-advisory.com/precarite-etudiante-le-dossier/ Vous n’avez rien compris à la précarité étudiante ? Moi non plus, encore une fois je ne suis pas un mathématicien, je suis un cancre, voilà. Donc je vais écrire français : les étudiants de classes populaires et moyennes ont besoin d’argent pour vivre ! Je connais bien le problème. J’ai vécu en tant qu’étudiant un mois (j’ai pas tenu plus) dans un petit studio, sans argent mais avec un peu de nourriture. Il faut tout rationner : le café, les pâtes, les conserves de cassoulet — oh oui, j’en ai bouffé — et à la fin du mois, eh bien, soit on fait la manche, soit on ne mange pas. Les aides administratives ? Je sais même pas remplir une fiche pour ma pièce d’identité… La dépression m’enfermait et m’empêchait de crier à l’aide. Le geste de désespoir d’Anas K. Il faut vraiment être au bout du rouleau pour s’immoler par le feu. Je parle bien sûr de l’étudiant stéphanois de 22 ans inscrit depuis 5 ans en sciences politiques à Lyon 2. Anas K. s’était aspergé d’essence pour tenter de se suicider. Dans un message sur Facebook, il évoquait ses difficultés financières : « Cette année, faisant une troisième L2, je n’avais pas de bourse, et même quand j’en avais une, 450 euros par mois, est-ce suffisant pour vivre ? ». Il était secrétaire fédéral de Solidaires Étudiants, il revendiquait la lutte contre le fascisme et le libéralisme. Il expliquait également dans son message : « Si je vise le bâtiment du Crous à Lyon, ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et par extension, le gouvernement ». Les faits sont graves pour qu’un jeune innocent en arrive là. Le gouvernement est responsable du peuple, de sa bonne santé physique, financière, mentale, etc. Le peuple est malade, à genoux, et c’est au gouvernement de rendre des comptes. Où est passé notre argent pour nourrir les pauvres ? Où ?! C’est pas compliqué, les jeunes étudiants réclament des sous, il ne faut pas sortir de la cuisse de Jupiter pour le comprendre. Et n’allons pas dire que c’est de la responsabilité des parents, car eux aussi, ils n’ont plus un radis. Oui, monsieur le président de la République qui résidez en France, nous sommes fauchés comme le blé. Je n’ai pas de solution, n’étant pas assez informé et formé pour ce type de précarité, mais tout ce que je sais, c’est qu’il n’y aura pas d’issue de secours pour ce merdier tant que le gouvernement ne mettra pas une narine ou deux dans la merde… La tartine de merde, il faut la goûter pour rectifier sa saveur. La précarité mondiale Parce qu’elle est mondiale, la merde… Il y a toujours plus pauvres et malheureux que nous. Les Français se plaignent beaucoup et tout le temps. Je leur donne raison. Pour éviter un régime totalitaire, il faut l’ouvrir bien grande et se faire entendre. Je soutiens bien sûr les Gilets jaunes aujourd’hui, car j’ai enfin compris que sans eux, le gouvernement nous la mettrait à l’envers. Pour crever de faim en France, c’est triste à dire, mais il faut le vouloir. Pour parer à ce problème, il y a des associations, des maraudes, la soupe populaire, les Restos du Cœur, les Français et tout un tas d’astuces pour manger à l’œil. Exemple : allez-y au culot, rentrez dans un Auchan ou une petite supérette, expliquez votre situation à un chef de rayon alimentaire, il vous donnera peut-être des invendus. Vous n’avez rien à perdre… Personnellement, je mangeais les produits déjà ouverts, un rappel à l’ordre de la part de la sécurité et basta. On ne peut pas crever de faim en France sans le vouloir. En revanche, dans le monde, les pays du tiers-monde, c’est pas joli, joli. Les enfants tombent gravement malades suite à de très fortes carences. Ils sont d’une maigreur morbide, et ça, les pays riches l’oublient volontairement. Je ne vois que ça, c’est criminel de la part des gouvernements. C’est de la non-assistance à personne en danger. Comment les grandes puissances mondiales peuvent-elles laisser crever de faim des femmes, des hommes et des enfants ? Comment ? J’en ai rien à foutre de la fusée SpaceX et de son lancement, le gamin sur la photo du dessus aussi. Ok, nous avons besoin de satellites pour nos smartphones, internet, même le Journal Corrosif on en a besoin pour satisfaire les lecteurs. Mais nous n’avons pas à laisser des lancements de fusées inutiles se faire. Laissez un commentaire sur SpaceX et le monde qui crève de faim. Je vais bien vous recevoir. Il est où, l’argent de l’Afrique ? Ce continent est une mine de diamants, d’or, ça sent le fric à plein nez. Il y a assez de richesses pour tuer la précarité, l’éradiquer. C’est choquant, scandaleux, mortel de presser tel un citron vert l’Afrique. Quand elle ne donnera plus de jus, sans recyclage, elle sera jetée à la mer. C’est écœurant, nos dirigeants sont responsables de ce fléau mondial. Ce chaos international. SpaceX Elon Musk La précarité, et moi, et moi, et moi… Parce que oui, je n’ai fait que parler de moi et de mes réflexions et idées sur la précarité. En effet, je n’allais pas discuter avec vous d’un sujet que je ne maîtrise pas. Je n’ai vraiment pas travaillé le problème comme un scientifique, politicien, philosophe masturbatoire et consorts. Non, je n’ai donné que mon avis sur une question, voire deux. Je n’ai pas sorti de statistiques et je n’ai même pas cité mes sources, puisque ce texte sort de mes tripes qui puent. J’ai horreur des tripes, sauf quand j’ai faim. #### Quand les oubliés du système disparaîtront-ils ? La réponse peut paraître brutale et simpliste, mais pour la disparition des oubliés du système, je pense sérieusement que ce sera dans un temps qui se nomme jamais. Enfin, tant que le système humain sera dans l’optique de fabriquer de la misère afin de s’élever vers les cieux du capitalisme et de sa propre richesse, financièrement parlant. Sommaire Toggle La misère, le capitalisme et la gestion de la pauvretéLe mépris institutionnel et le logement insalubreDe Jospin à Macron ou la déprimante succession des gouvernementsSolidarité citoyenne, mais aussi désillusionLa rumeur – Le coffre fort ne suivra pas le corbillard La misère, le capitalisme et la gestion de la pauvreté Nous vivons dans un monde parallèle qui n’a qu’une seule obsession : être riche, vivre dans l’opulence, la rentabilité, la compétition financière. Dès lors, la précarité extrême n’est pas une fatalité pour l’homme riche : elle est indispensable, pire, fondamentale. À chaque campagne électorale, lors des combats présidentiels ou municipaux de nos politiciens, c’est la même rengaine : ils promettent des plans pour lutter contre la pauvreté. Mais ensuite, d’un autre côté — et c’est là le paradoxe pestilentiel —, ils font la guerre pour nettoyer et sécuriser leurs villes avec des systèmes anti-SDF qui ressemblent davantage à des dispositifs anti-pigeons. La vérité, c’est qu’ils prennent réellement les sans-abri pour des volatiles nuisibles à éradiquer du décor urbain. La pauvreté extrême, ça fait tache. La réalité est que cette vie sociale en grande difficulté ne s’efface pas à l’aide d’une gomme et d’un coup de communication malhonnête assorti d’un décret ministériel inhumain. Le mépris institutionnel et le logement insalubre Les oubliés du système ne se calculent pas avec des données statistiques ou de la propagande politique. Non, les pauvres ne sont pas des profiteurs de la CAF, du RSA, du chômage, des aides alimentaires, et non, ils n’ont pas qu’à « aller travailler » pour gagner de l’argent. Quand on est au bord du gouffre, la santé mentale en prend pour son grade et la volonté n’est plus la même qu’avant. Avoir un genou à terre n’est pas une situation enviable, encore moins profitable à celui qui tombe dans les méandres de la misère et qui avale sa tartine de merde quotidiennement. Ces oubliés sont également, quand ils ont un emploi pénible, des travailleurs indispensables et précaires qui, la tête sous l’eau, sont tout de même rejetés par une société consumériste, uniquement intéressée par le rendement et l’argent facile. Cette société exige de ses oubliés qu’ils endurent l’exclusion sans sourciller et qu’ils souffrent dans le plus grand silence. C’est un miroir efficace que nos politiciens refusent de regarder en face, car il reflète une vie douloureuse et misérable qui ne mérite que le mépris. La disparition de ces oubliés mettrait en danger toute une superstructure de richesse, d’opulence et de confort, et ferait s’écrouler un système bien rodé qu’il ne faut absolument pas déstabiliser par la désertion des pauvres. Le confort des uns repose sur la douleur et le sacrifice des autres. Ce n’est peut-être pas encore de l’esclavagisme moderne, mais force est de constater que la manipulation mentale exercée par la classe des puissants pour emmener une population fragilisée vers les bas-fonds est toujours d’actualité. Ce n’est pas près de changer : bienvenue dans le monde capitaliste où vivre à l’essentiel n’est qu’une hérésie. En tant qu’ancien mal-logé d’un hôtel insalubre, lugubre, à l’odeur de merde et de pisse — pardon, d’urine —, avec un loyer au black de 400 € par mois pour une chambre de 9 mètres carrés à plusieurs (les camarades cafards en plus)… Soit la suite de cet établissement hors norme dans le 95 à Persan-Beaumont où l’on te menace de mort si tu ne payes pas. Je soutiens toutes ces personnes subissant le mal-logement, ou le pas-logement du tout, ainsi que tous ces oubliés du système qui n’auront pas la chance que j’ai eue en 2023 : celle d’avoir un toit agréable l’hiver. Bon, c’est une fournaise en été, je vous l’accorde, je vis à 41 degrés à l’intérieur en période de canicule, mais je survis quand même… De Jospin à Macron ou la déprimante succession des gouvernements J’avais promis à un ami lecteur d’être moins glauque et déprimant dans mon nouveau projet de journal corrosif en ligne : je crois que moi aussi, j’ai menti à l’assistance. Quand les oubliés du système seront enfin reçus et entendus par le gouvernement et par la classe aisée de France et du monde, Le Journal Corrosif sera au chômage. Les oubliés du système, c’est nous, c’est vous, c’est toi et c’est moi. Les personnes SDF et sans-abri, les femmes et les enfants victimes de la violence des hommes, les personnes en situation de handicap ou de polyhandicap, les pauvres, les précaires, les réfugiés, les migrants, les êtres humains qui meurent de faim, le tiers-monde, la planète Terre… J’en oublie beaucoup, on a encore beaucoup de travail à abattre avant la quille. Je n’ai pas envie de faire dans l’eau de rose sans vulgarité ni écœurement, et je suis conscient que cette missive ne sera peut-être jamais lue ni entendue par les désintéressés, car un peu trop franc-tireur, graveleux et irrespectueux envers nos bourreaux, nos ministres, nos élus… Je suis dépité, Mesdames et Messieurs les Députés ! Ma mère m’a donné le prénom Lionel car elle était fan de Lionel Jospin. Le RPR nous l’a bien mis à l’envers et Jacques Chirac, bien que ce soit mon préféré de toutes ces têtes à faire tomber, n’a pas sauvé la situation pourrie dans laquelle nous nous trouvons. Emmanuel Macron, autrement appelé « Super Menteur 2 », est trop propre pour être honnête. La maraude du président de la République avec le SAMU Social à la rencontre des personnes SDF en 2019 nous a profondément touchés, nous, Français et fiers, mais en 2020, ce menteur a coulé les sans-abri. Beaucoup de promesses pour pas un seul cul au chaud. Cet hiver 2020 a été long et lent pour les humains dans la rue. Aujourd’hui, c’est l’été qui les tue par dizaines, et c’est déjà trop. Solidarité citoyenne, mais aussi désillusion Je suis quand même fier d’être Français, car beaucoup d’entre nous font du bien aux personnes en situation de précarité. C’est une honte que les autorités d’un pays aussi riche ne passent pas à l’action mais conversent à n’en plus finir sans jamais agir ! Il faut que ce soient des citoyens, souvent dans le besoin aussi, qui prennent les choses en main et apportent de l’aide aux personnes sans domicile fixe et sans-abri. Heureusement, des associations se créent également pour lutter contre la pauvreté et la précarité. Je ne supporte pas la politique, elle me fait aller à la selle, mais aussi vomir. Je n’ai même jamais voté. Mais je dois l’admettre, ce n’est pas une bonne solution, et c’est là le paradoxe. Je n’ai pas de leçon à donner, faites selon votre propre conscience et responsabilité. Parce qu’il faut conclure… Je pense que Le Journal Corrosif, votre journal, notre média alternatif indépendant, a encore de beaux jours devant lui, ou plutôt, de mauvais jours, malheureusement. La rumeur – Le coffre fort ne suivra pas le corbillard #### Routine et contre-mesure en psychiatrie L’ennui en psychiatrie Me voilà avec un premier cycle de vingt-quatre heures de vie en psychiatrie depuis mon arrivée la veille à 15 heures. Goûter, marcher, dîner, errer, dormir (du moins, essayer), petit-déjeuner, penser, déjeuner, s’ennuyer, cogiter, en bref s’emmerder. L’ennui ! Mais où se trouve le repos dans cette unité ? En hôpital psychiatrique, il n’y a rien de plus épuisant que l’ennui. Je me pose souvent la même question : comment certains patients arrivent à être pliés de rire toute la journée ? Est-ce une pathologie ? un symptôme ? ou les effets désirables de substances douteuses ? Pour quelques malades c’est clair, c’est le paradis artificiel, mais pour les autres ? Dans tous les cas, cela me donne envie, car je me trouve bien indiffèrent à tout contact humain hormis quelques camarades. Une ou deux bouffées de joint roulé avec du bon tabac, parsemé de résine ou d’herbe de cannabis me décoinceraient sûrement le cul. Malheureusement, je suis allergique à ce type de stupéfiant. L’alcool ? Mélangé à mon traitement, je n’aurais même pas le temps d’apprécier mon état d’ébriété, je ferais un malaise bien avant… Demander quelque chose de plus puissant à mon chouchou de psychiatre pour me rendre comateux ? Non ! L’idéal serait du Xanax à volonté, ce succulent anxiolytique, ainsi qu’un sédatif, un antidépresseur, le tout sans limites. Je suis devenu en six ans un vrai toxicomane de ces drogues dures que je nomme ainsi. Les benzos rendent cool, zen, et pour certaines à forte dose, cela permet de dormir en faisant des rêves magnifiques et parfois très exotiques. Les laboratoires pharmaceutiques sont les dealers du peuple et les pharmacies de vrais coffee shops. Attention, il y a un risque majeur avec les benzodiazépines, c’est la très forte dépendance. Arrêter brutalement cette classe de médicaments rend encore plus fou avec des bouffées d’angoisses aux cimes de la rupture psychique. La souffrance et les effets du manque que cela provoque peuvent être égaux à ceux d’un toxicomane sans sa dose de came. J’ai vécu le sevrage du Xanax, ça fait de gros dégâts au mental et au physique. Mais il y a pire que les benzodiazépines, ce sont les neuroleptiques : Haldol, Risperdal, et j’en passe afin que mon essai ne se transforme pas en Vidal. En principe, ces neuroleptiques sont destinés aux patients ayant de gros problèmes mentaux : délire, psychose, hallucination, etc. Chaque neuroleptique a un usage bien précis. Cependant, en les couplant à d’autres médicaments, ils peuvent se transformer en camisole chimique. Si certains docteurs doutent de mes avis personnels de patient expérimenté, je les invite volontiers à tester certaines de ces merdes. Bien sûr, pour certains malades ayant perdu la raison, il n’y a pas d’autres solutions, il faut doser… Mais pour les autres, une fois la crise, ou délire, passée, inutile de les droguer à trop haute dose. Malheureusement, après avoir fait deux secteurs psychiatriques, ça se passe ainsi, on shoote fort, et les docteurs testent tout le Vidal pour nourrir les patients de bonbons et avoir la paix dans les unités. Je ne veux pas pour autant généraliser et stigmatiser tous les soignants, mais je l’ai vécu avec mes camarades, je n’écris pas un roman ni une fiction. Tous ces problèmes sont récurrents. #### Témoignage dans les coulisses de la folie en psychiatrie Sommaire Toggle Mon hospitalisation à ParisAdmission dans l’épouvanteLa chambre d’isolementLes zombies de la psychiatrieLe poison de l’attenteL’écriture pour survivreReçu chez les fous Mon hospitalisation à Paris Paris, 2013 : mon hospitalisation en psychiatrie. Me voici à nouveau hospitalisé chez les fous pour une crise de panique intense, suivie par des pulsions suicidaires, pulsions de mort, et ce, pour une cinquième saison, en ce 1er février 2013 à Paris. Comme à chaque hospitalisation, mon arrivée dans les coulisses de ce monde meurtri me paraît bien morbide. La lumière est faible, j’ai l’estomac comprimé par un stress démesuré, carabiné, à peine supportable ; aucune émotion ni aucun désir sexuel, j’attends. J’évoque le désir sexuel, car il faut le reconnaître, les infirmières sont des bombes atomiques lâchées en plein spectacle de fous. Et tout ça, je m’en fous… Je me laisse aller, je dérive, ne ressens aucune peur, et pourtant c’est officiel : bienvenue chez les fous. Admission dans l’épouvante Depuis mon admission, une heure est déjà transformée en cendres. Elle a été rapide, un véritable moyen-métrage d’épouvante. Ce film à caractère macabre se réalise progressivement devant mes yeux. Certains patients, drogués par des bonbons et sirops (médicaments) au vrai goût de mort, se promènent – ou plus précisément errent – tristement tels des zombies autour de moi. La chambre d’isolement Mais il y a pire à entendre : c’est le hurlement à la mort des patients difficiles enfermés en chambre d’isolement (CI), les pieds et poings liés. Ces lieux sont réservés aux malades refusant de façon brutale leur traitement, ou tout simplement à ceux qui sont violents pour eux-mêmes ou pour les autres, voire les deux. Les zombies de la psychiatrie « Zombie », l’un des mots très graves dans le jargon de la psychiatrie pour définir les patients dont les comportements n’ont plus rien d’humain. Leurs pensées, réflexions, mouvements sont devenus, avec les médicaments à haute dose, très dégradés. Ils traînent les pieds, me regardent comme une chose ni humaine ni identifiée, avec leurs yeux qui ne dégagent plus aucune sensibilité. De vrais morts-vivants… Ils répètent leurs mille et un pas et attendent. Attendre ? L’activité, l’animation de mort par excellence quand il ne se passe rien… Rien ? Oui, le néant. Deux heures sont déjà passées et je n’ai pris aucun médicament depuis deux mois : psychotropes, anxiolytiques, thymorégulateurs, antipsychotiques, antidépresseurs, correcteurs, somnifères. Pourtant, je ne suis plus déprimé, ni dans une phase d’euphorie, de surpuissance, et encore moins un zombie. Le poison de l’attente En fait, je ne suis plus rien. Trois heures que je suis admis à l’hôpital psychiatrique Les Noisetiers – un nom si doux. Ces heures ont été rapides. Mais pour les zombies ? Qu’attendent-ils ? Dans un monde particulier où le temps paraît si lent et long, chaque événement est un plaisir délicieux équivalant à un orgasme. J’exagère un peu, mais c’est un point de vue bien personnel que de nombreux patients corroborent. Fumer une cigarette, se concentrer, si possible, cinq minutes devant une émission télévisée ou regarder un film, rêvasser, marcher, s’assoir, s’allonger, dormir, se réveiller, se doucher, déjeuner, et même aller à la selle ; toutes ces phases de la journée se transforment en des événements jouissifs afin de pallier l’un des symptômes les plus difficiles à supporter, surtout pour les novices de la psychiatrie : l’impatience. L’écriture pour survivre Ce symptôme est un facteur anxiogène qui devrait être traité au même titre qu’une forte douleur physique ou psychique, et ce, dès la prise en charge du patient. Les animations proposées en psychiatrie sont efficaces contre l’ennui, mais trop peu nombreuses, et surtout cucul la praline dans certains hôpitaux psychiatriques que je ne citerai pas. Contre l’impatience et l’ennui en psychiatrie, l’écriture est un excellent moyen de saborder cette catin d’horloge à l’odeur d’étron que l’on renifle toute la journée. Écrire ses pensées, ses journées, son séjour en psychiatrie reste un très bon traitement naturel pour contrer cette pathologie. Cependant, il est vrai qu’avec les fortes doses de médicaments et les mauvaises pensées récurrentes dans cet espace de souffrance, la lecture reste un plaisir difficile avec une concentration très dégradée. Il n’y a qu’à voir les livres de la bibliothèque des Noisetiers pour se rendre compte que ces derniers sont quasiment neufs. Reçu chez les fous Voilà, après quatre heures d’attente, je passe une audition – pardon, une consultation –, avec la plus belle des infirmières et un psychiatre très sympathique. Trente minutes passées, le ménage à trois est terminé, me voici déçu, reçu chez les fous. #### Trouble bipolaire de type 1 ou syndrome maniaco-dépressif Comme tous les maniaco-dépressifs qui se respectent, il y a les hauts, voire très hauts, mais il y a également débat sur les bas. En effet, les phases up (haut) et down (bas) peuvent être appréciées. Se prendre pour Dieu n’est pas si désagréable en soi. J’aime aussi ma mélancolie à l’extrême. Bien sûr, c’est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît. Sommaire Toggle Trouble bipolaire de type 1Kurt Cobain et le trouble bipolaire Trouble bipolaire de type 1 Je vais traiter ici le trouble bipolaire de type 1 uniquement, car je suis dans ce cas. Ce trouble mental préoccupant induit une vie en montagnes russes. Cet effet yo-yo est parfois enivrant. Le piège serait de se complaire dans cette vie vécue de façon extrêmement audacieuse ou subitement extraordinairement triste et sale. En phase de pur délire, que la personne atteinte de trouble bipolaire soit en haut ou en bas, elle sera en hyperactivité cérébrale. Sans aucune gestion de ce trouble de l’humeur caractérisé, le malade se détruira. Parlons un peu de moi. J’ai mis dix ans à comprendre cette maladie, dont les phases hautes et basses m’ont usé, détruit et fatigué. Aujourd’hui, je maîtrise cette catin de maladie suprême. J’arrive à détecter les prémices de mon état maniaque ou dépressif. Avec une bonne connaissance des symptômes, les bipolaires peuvent utiliser ces accélérations intellectuelles pour créer. Dès que je ressens une anomalie mentale, je me mets obligatoirement à écrire pour exploiter toute la démesure de mes idées folles. C’est une démarche à la fois thérapeutique et dangereuse. Je profite de ce sentiment de toute-puissance pour jouer avec les mots. Je cultive au mieux mon talent, car j’ai moins de temps à perdre pour dormir. Je suis surexcité et opérationnel au minimum trente-six heures en phase maniaque. En phase dépressive, je passe mon temps à dormir et à créer dans ma tête des rêves merveilleux, voire des scénarios de films, de péplums… Je suis également bien plus productif en haut, surtout la nuit. Je parviens à résoudre des problèmes avec plus d’effronterie. Mon cerveau fonctionne à plein régime. Au contraire, en phase de déclin, bien que mon cerveau continue de tourner à cent pour cent, je suis paradoxalement plus lent et moins productif, sans pour autant manquer d’imagination. Je reste tout de même très créatif. Je reprends. En phase up, je suis une personne objective et créative ainsi qu’hyperactive. En phase down, je suis beaucoup plus lent et pessimiste, mais je conserve ma sensibilité d’auteur et de créateur. Mes textes sont cependant plus sombres. Dans la ligne médiane, je suis un homme heureux et tout à fait normal. Hélas, cette vie sans troubles est parfois sans goût. Il m’aura fallu une bonne décennie pour dompter cette maladie critique. À plusieurs reprises, j’ai dû prendre la décision, et ce sereinement, d’arrêter de vivre en me créant un schéma de mort tel un architecte de la pensée. Je fabriquais dans ma tête des solutions chimiques pour cesser d’être. Les variations d’humeur à l’extrême m’ont eu une seule fois à l’usure. J’ai réussi, avec une recette maison létale constituée d’une forte dose de sédatifs, à stopper mon cœur. Victoire absolue ! Jusqu’à ma réanimation par les gendarmes. Je n’ai pas constaté de lumière blanche ni de tunnel. J’ai vécu un court séjour dans le néant. Rater sa mise à mort personnelle, c’est avancer pour mal reculer. On brise et l’on saborde la boucle. La bipolarité est une maladie mentale gravissime. Que l’on soit en haut ou en bas, le souhait de mourir est récurrent, car c’est usant cérébralement. Le trouble bipolaire est une maladie considérée communément comme un atout bling-bling ; on le comprend mal. Ce n’est pas une simple variation d’humeur, c’est un véritable cercle vicieux et une attraction vers la mort. Le trouble de l’humeur n’est pas une maladie. L’humain reste par défaut lunatique. Le trouble bipolaire forme deux pôles bien distincts. Deux contraires extrêmes qui se déchirent et fatiguent de façon redoutable le malade. De nombreuses célébrités ou personnalités connues souffrent de cette maladie. Beaucoup de créateurs en ont fait un atout. Le diagnostic est complexe à établir pour les psychiatres. Maints médecins prescrivent à tort et à travers des thymorégulateurs (stabilisateurs de l’humeur) à leurs patients se plaignant d’une simple humeur changeante au quotidien. C’est inadmissible. Le Dépakote est distribué tel un bonbon rose dans ce type de pathologies. Heureusement que la quétiapine et le lithium sont recommandés pour les patients souffrant en continu de troubles de l’humeur. J’insiste lourdement sur la gravité de cette maladie mentale incurable. De gros progrès ont été faits pour stabiliser le malade et le soigner, mais en aucun cas pour le guérir. Kurt Cobain et le trouble bipolaire Le chanteur Kurt Cobain du groupe de grunge/rock alternatif Nirvana est mon artiste bipolaire préféré. Il a même écrit une chanson sur le lithium. Ce métal blanc est le plus léger des métaux alcalins. Les sels de cet élément chimique sont utilisés en psychiatrie pour stabiliser les maniaco-depressifs (bipolaires). Kurt Cobain chantait et jouait de la guitare avec une folie intense. Il est malheureusement décédé à 27 ans. Suicide, meurtre, je n’en sais rien. Je l’adore, c’est tout. Je termine ce thème délicat sur une note positive. Je suis enfin bien soigné et encadré par d’excellents psychiatres et soignants. Ils m’ont sauvé la vie. Je ne guérirai jamais, mais, grâce au Lamictal, mon état est stabilisé tout en conservant une certaine folie pour écrire et créer. #### Un ange gardien de la clinique psychiatrique de La Borde Sommaire Toggle Définition : Clinique psychiatrique de La BordePrésentation sommaire d’un fouLa clinique de La Borde, le paradis des fousUne prise en charge avant même l’admission !Qui sont les soignants et qui sont les soignés ?Bienvenue ! Vous êtes à La Borde !Le temps d’adaptation à la clinique de La BordeLes Anges Gardiens de la clinique de La BordeQui sont les pensionnaires et les moniteurs ?Le Club de La BordeLa conclusion à La Borde est impossible !La Borde, le droit à la folie Définition : Clinique psychiatrique de La Borde La clinique psychiatrique de La Borde est un pôle de santé mentale situé à Cour-Cheverny dans le département du Loir-et-Cher, créé en 1953 par le docteur Jean Oury, qui exercera dans ce lieu exceptionnel jusqu’à sa mort en 2014. Il aura beaucoup apporté au développement de la psychothérapie institutionnelle. Ce lieu incroyable continue aujourd’hui à accueillir des patients, appelés pensionnaires, selon les mêmes principes fondés par le docteur Jean Oury. La Borde est considérée comme un établissement précurseur absolu dans ce domaine. Présentation sommaire d’un fou Je suis Lionel Belarbi, fondateur du Journal Corrosif, j’ai 45 ans et un parcours en psychiatrie assez chargé. D’ailleurs, vous aurez une présentation de moi plus complète dans mon premier livre-témoignage sur la psychiatrie en France, La Psychothèque. J’offre aussi la version numérique de 9 € pour toute demande. La clinique de La Borde, le paradis des fous Exprimé de façon non péjorative, mon camarade Maurice, un ancien pensionnaire, aussi doyen de La Borde, aimait appeler cet endroit extraordinaire « Le paradis des fous ». Il avait raison, car de ma vie de patient, je n’ai jamais vu ni profité d’un établissement psychiatrique où le client est un Roi. À La Borde, pour le jour de la préadmission, soit on est choqué par les pratiques de soins incomparables avec le circuit normal de la psychiatrie, ou alors, on est sous le charme. Dans tous les cas, l’indifférence n’est pas de mise et la décision pour l’acceptation du dossier est prise à plusieurs : l’équipe de secteur du patient, un psychiatre de La Borde, mais surtout l’intéressé, c’est-à-dire le futur pensionnaire. On ne force personne, donc pas d’hospitalisation sous la contrainte. Une prise en charge avant même l’admission ! Le fameux poisson-pilote, bien souvent un pensionnaire de La Borde, pour le premier jour, prend sous son aile le visiteur curieux afin de lui faire découvrir l’ensemble des secteurs de soin, le château, mais aussi le poulailler. Le poulailler ? Oui, le poulailler… « Enfin, plus précisément, les écuries », explique l’hôte à son visiteur. Une heure de visite passe, et le moment du face-à-face — pardon, j’ai pris de mauvaises habitudes en psychiatrie aiguë —, l’entretien avec le psychiatre a lieu en toute intimité, douceur et empathie. D’ailleurs, l’accueil fait l’effet d’un cocooning, tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil, on ne rêve pas, c’est pour de vrai ! Qui sont les soignants et qui sont les soignés ? La question à zéro euro car la réponse sous forme de phrase gigantesque est offerte et très amusante, veillez à prendre tout votre souffle ; d’ailleurs, il m’aura fallu trois bons mois pour m’habituer à toutes ces questions-réponses, d’une part, et d’autre part à comprendre que le gentil fou que l’on entend de loin, ce petit bonhomme bariolé avec un bonnet arc-en-ciel qui fait souvent la plonge ainsi que le service de table au Ritz, est en fait un moniteur soignant, monsieur Marc Ledoux. La liste de casquettes sur sa tête est encore plus longue et incroyable, car il est aussi docteur en sociologie, philosophe, psychologue et psychanalyste… Rien que ça… Aujourd’hui, il est même devenu un ami chantant, brillant, et même un excellent anxiolytique pour mes angoisses. Bienvenue ! Vous êtes à La Borde ! Les vrais fous sont à l’extérieur ; ici, nous sommes de gentils fous qui faisons la vaisselle, animons des activités, conduisons des minibus pour transporter les pensionnaires et moniteurs en ville, et une liste non exhaustive d’ateliers, encore plus intrigante que les casquettes du gentil fou bariolé. Vous avez très vite compris qu’ici, je ne parle pas beaucoup de psychiatrie ; en effet, la psychothérapie est institutionnellement bien ancrée à la clinique de La Borde. Et non ! Ce n’est pas le plus grand mot du dictionnaire, je vous ai entendu compter et vérifier ! Je vous offre le plus long parce que vous avez bien mérité d’arriver jusqu’ici. Le mot le plus long de la langue française est : Donc même avec les 25 lettres du mot « anticonstitutionnellement », il y a un nouveau vainqueur avec 27 lettres : « intergouvernementalisations ». Vous me croyez fou ? Eh bien, comme d’habitude, mes fidèles lecteurs connaissent la réponse, vous avez bien raison… Le temps d’adaptation à la clinique de La Borde Il est très variable, certains ne s’y habitueront jamais, quand bien même après deux décennies d’hospitalisation à La Borde. Il m’aura fallu trois mois pour m’installer. Au début, je voulais déjà partir, même sous le charme de cet établissement magique. Trop de liberté, trop de cris de douleur chez certains pensionnaires en souffrance extrême. Trop de personnes âgées et handicapées dont le besoin de soins est énorme. Trop, c’était trop, alors je fuguais pour aller voir ma petite amie de dix années d’avance sur mes 38 ans pour réaliser un fantasme deux fois par semaine : faire l’amour dans une voiture. Mon aventure avec cette femme a failli compromettre mon hospitalisation, pardon, mon séjour à La Borde, car mon psychiatre était contre le fait que je veuille déjà quitter La Borde sans m’installer, alors que je venais tout juste d’arriver. Nous nous sommes même fortement engueulés un jour de novembre 2018, une chaise a même volé, les poings en sang après avoir frappé un mur en béton, j’étais dans une colère noire et incroyable ! Tout de même, ce bras de fer avec mon psychiatre m’a fait réfléchir, j’ai quitté, ou plutôt, je me suis fait larguer par ma fiancée de l’époque pour enfin intégrer La Borde et même animer un atelier bricolage avec quelques stagiaires et un moniteur qui deviendra mon référent pendant deux ans. Aujourd’hui, mon seul regret est d’avoir connu La Borde aussi tard, mais mieux vaut tard que jamais. En 2020, où j’étais en hospitalisation complète, j’avais fait en deux ans plus de progrès que durant treize années de psychiatrie aiguë, où je brassais de l’air et gobais des médicaments de toutes les couleurs à foison. Et même si j’entamais très mal ma troisième année à La Borde et que je ne faisais plus d’activités, j’étais quand même dans le soin, c’est-à-dire fidèle au club, car j’étais un ange gardien pour mes camarades Maurice et Gilbert, deux personnes âgées, handicapée pour la première et souffrant de mobilité réduite pour la seconde. Mais aussi, deux fidèles amis. Les Anges Gardiens de la clinique de La Borde Après une introduction fleuve, je vais vous présenter ce qu’est un Ange Gardien à La Borde. Tout d’abord, c’est un pensionnaire qui s’occupe d’un autre pensionnaire en souffrance ou handicapé, parfois les deux en même temps. Oui, vous ne rêvez pas, c’est bien un patient qui joue le rôle de moniteur, de soignant à titre exceptionnel. Je pratique cette spécialité propre à la clinique de La Borde assez souvent. Au programme : conducteur de fauteuil roulant, aide-soignant (il m’est arrivé de changer la couche de Gilbert par exemple, sans que l’on me le demande), aide-moniteur pour faire manger une personne dans l’incapacité de se nourrir seule ou pour mettre au lit mon ami Maurice. Rassurer une personne en souffrance. En clair, l’entraide est reine à la clinique de La Borde entre moniteurs et pensionnaires. Qui sont les pensionnaires et les moniteurs ? Pour les pensionnaires, ce sont avant tout des patients, mais pas que ! Ils sont aussi animateurs d’ateliers ; dans mon cas, j’avais pris en charge avec un moniteur l’atelier bricolage pour la réparation d’objets des résidents de La Borde. Ils sont également Anges Gardiens, créateurs, artistes, serveurs, standardistes (afin d’aider le BCM, bureau de coordination médicale, à répondre au téléphone qui rigole ou pleure parfois). Ils sont chauffeurs pour les déplacements médicaux ou personnels de tous ceux qui en ont besoin. La liste est très longue. Les moniteurs ? Ils ont le même statut que les pensionnaires, la maladie mentale en moins. Quoique, ce sont avant tout des êtres humains qui peuvent craquer aussi et tomber malades. Les cuisiniers, les agents d’entretien, les psychiatres, les ASH sont également des moniteurs et peuvent assister un pensionnaire pour diverses tâches. En résumé, car il faudrait un livre — que j’écrirai sûrement un jour — de 500 pages pour détailler au maximum ce que sont les anges gardiens, les moniteurs et les pensionnaires, nous sommes tous à la même enseigne. Nous sommes avant tout et par-dessus tout des Labordiens ! Le Club de La Borde C’est le moteur conduit par les pensionnaires et les moniteurs. Quasiment tout est régi dans ce lieu, et son principe de fonctionnement est autonome. Les ateliers et les prises de décisions des budgets pour les activités, qui sont discutés lors de la réunion du Club tous les mardis, sont gérés par le Club. Mais c’est encore bien plus qu’un Club, c’est Le Club ! Attention, tout se décide avec le Club, à La Borde on ne joue pas perso dans son coin. La réunion du Club est en quelque sorte un forum de discussion grandeur nature où l’on expose les problèmes, les améliorations de la vie des pensionnaires. Je vous recommande une définition écrite pour le site du Club par le Club 😉 : « Sa fonction est de « travailler » l’ambiance de l’ensemble de la Clinique, en veillant à la vie des différents ateliers. À La Borde, on appelle « ateliers » non seulement les activités artistiques et ludiques, mais aussi les activités qui vont du ménage à l’aide en cuisine et à l’accueil dans les secteurs de soins. L’ambiance contribue à l’efficacité des traitements et des actes médicaux. » https://www.clubdelaborde.com/ La conclusion à La Borde est impossible ! Et ce, même après la mort. La preuve, notre très regretté docteur Jean Oury fait encore parler de lui, et nos camarades décédés sont encore dans les cœurs de chacun. Cette conclusion est difficile : comment conclure sur un château tellement magique et incroyable (le mot revient souvent sous ma plume) ? La Borde est constamment en amélioration pour la vie des pensionnaires et des moniteurs. Y vivre, ce n’est pas toujours rose, mais pas toujours noir non plus. Je suis tombé amoureux de ce lieu hors norme. Je pense que mon article sur La Borde est une petite pierre, même un joli caillou, dans cette fabuleuse aventure qu’est la vie labordienne. À suivre ! La Borde, le droit à la folie ### Pages #### (No Title) URL: https://www.lejournalcorrosif.fr/forum/ #### À propos du média alternatif des oubliés du système Le média alternatif et indépendant des oubliés Le Journal Corrosif créé par Lionel Belarbi, est un média alternatif d’actualité, d’opinion et de prise de position ferme et engagée, à 200 % indépendant, qui revendique une totale autonomie face à quelque autorité que ce soit. Il prône une liberté d’expression sans filtre pour les oubliés du système — celles et ceux qui sont injustement invisibilisés par les médias de masse. Nos sujets s’orientent vers des thématiques très mal représentées par la classe politique : santé mentale, précarité, pauvreté, écologie, handicap, polyhandicap et toutes les réalités délaissées par la presse traditionnelle et numérique. Le Journal Corrosif dénonce l’exclusion des oubliés du système, des invisibles, celles et ceux qui ne sont pas invités dans la presse de masse pour écrire leurs souffrances sans filtre, de façon corrosive… ou pas. Parfois, nous n’avons pas d’autre solution que de bousculer les consciences, notamment celles des dirigeants au pouvoir, des ministres, des députés et des élus. Souvent, nous écrivons avec tact et diplomatie, mais à force de ne pas être pris au sérieux, nous devons noircir sur papier numérique notre mécontentement par le biais de notre plume abrasive. Mais Le Journal Corrosif, ce n’est pas que la bataille de l’écriture : nous sommes également des personnes de terrain qui vivons notre misère, notre peine, notre tristesse. Alors, nous savons de quoi nous parlons. Bien sûr, nous, les invisibles, avons chacun notre combat à mener de façon solidaire. Les personnes en situation de handicap ou souffrant d’une maladie mentale, les personnes en situation de précarité ou de pauvreté extrême, les femmes et les hommes victimes de violences institutionnelles ou non… Toutes celles et ceux qui se sentent oubliés et qui ont une douleur à exprimer sont les bienvenus ici. Le Journal Corrosif, c’est aussi la joie et la bonne humeur, car il y a des batailles qui mènent au bonheur ou, du moins, à réduire la souffrance. Vous avez sûrement une bonne cause à promouvoir, une belle action à défendre, une association à présenter et à faire connaître. Pour toutes ces raisons, Le Journal Corrosif est un média alternatif fait pour nous réunir et échanger avec le peuple. Opinion politique du Journal Corrosif Le Journal Corrosif n’est ni de droite, ni de gauche, ni du centre, et il ne milite pour aucun parti, qu’il soit d’extrême gauche ou d’ailleurs. En revanche, il prend une position ferme et sans concession : celle de combattre l’extrême droite, le fascisme et les idéologies de haine qui s’en prennent aux plus vulnérables. Notre objectif n’est pas de nous laisser emporter par la politique politicienne qui divise. Plutôt que de se focaliser sur des moyens de mettre deux personnes qui s’opposent politiquement dans une situation violente de pensée nocive et toxique, ce journal cherche à les rassembler sur ce qui est réellement important : le combat pour élever les sujets oubliés par les médias de masse traditionnels, sous influence financière ou gouvernementale, qui s’intéressent plus à vendre des espaces publicitaires dans leurs pages qu’à donner la parole ou la plume aux oubliés du système. Notre prise de position fondamentale, c’est celle de donner la parole et la plume à celles et ceux qui en ont vraiment besoin pour dénoncer, témoigner, informer des difficultés rencontrées, afin d’influencer la pensée politique qui n’a qu’un seul objectif : gagner contre l’opposant sans tenir parole. Le Journal Corrosif ne cherche pas à diviser l’opinion publique, ou même à la rassembler politiquement parlant. Après tout, chacun est libre de voter pour le parti de son choix, à partir du moment où c’est fait avec respect envers soi-même et envers ceux qui n’ont pas les mêmes convictions. Merci aux lectrices et aux lecteurs de ce journal, force et santé à vous ! Merci aux rédacteurs et rédactrices de faire vivre ce journal ! « Nous sommes les oubliés qui n’oublieront ni ne pardonneront aux fascistes. » La rédaction Devenir rédacteur,-trice : Appel à contribution Une question ? Contactez-nous #### Contacter Le Journal Corrosif Pour contacter Le Journal Corrosif merci d’envoyer directement un mail : contact@lejournalcorrosif.fr N’hésitez pas à proposer vos articles ou de faire une demande pour devenir rédacteur·trice #### Contactez-nous : Pour contacter Le Journal Corrosif merci d’utiliser le formulaire ci-dessous, la rédaction vous recontactera dans les plus bref délais. 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Droit à l’effacement (« droit à l’oubli ») : Vous pouvez demander la suppression de vos données personnelles (par exemple, la suppression d’un commentaire). Droit d’opposition ou de retrait du consentement : Vous pouvez vous opposer à tout moment au traitement de vos données ou retirer votre consentement. Pour exercer l’un de ces droits, vous pouvez contacter le webmaster à tout moment à l’adresse suivante : contact@lejournalcorrosif.fr. Si vous estimez, après nous avoir contactés, que vos droits ne sont pas respectés, vous disposez également du droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL : cnil.fr). 9. Modifications de la présente Politique de confidentialité Nous nous réservons le droit de modifier cette politique de confidentialité à tout moment pour l’adapter aux évolutions légales ou techniques de notre site. Toute modification sera publiée sur cette page avec une mise à jour de la date en haut de page. #### Politique de Cookies Avec cette politique en matière de cookies, nous souhaitons expliquer ce que sont les cookies et les technologies similaires aux cookies, comment nous et d'autres fournisseurs de services les utilisons sur ce site web, quelles informations ils collectent, pendant combien de temps et à quelles fins nous les utilisons.Table des matièresResponsable de traitement du site webAjout à la politique de confidentialitéQue sont les cookies et les technologies similaires ?Quelle est la base juridique permettant d'installer/de lire des cookies ?Quels sont les droits de l'utilisateur du site web ?Comment gérer les cookies dans un navigateur ?Quels sont les types de cookies existants ?Qui peut installer des cookies sur ce site web ?Quels sont les cookies utilisés sur ce site ?Responsable de traitement du site webFournisseur: Le Journal Corrosif, FranceCourriel: contact@lejournalcorrosif.frTéléphone: 0785930279Formulaire de contact: www.lejournalcorrosif.fr/contactez-nous/Ajout à la politique de confidentialitéLa présente politique en matière de cookies complète la politique de confidentialité de ce site web . La politique en matière de cookies précise la manière dont un site web utilise les cookies et les données qu'il collecte par ce biais, tandis que la politique de confidentialité est une vue d'ensemble plus complète de toutes les activités de traitement des données sur le site web et au-delà.Que sont les cookies et les technologies similaires ?Les cookies sont de petits éléments d'information semblables à des fichiers texte qui peuvent être stockés et lus sur l'appareil final. Ils ont diverses finalités, notamment le maintien des fonctionnalités de base du site web, la sécurité et la protection de la vie privée, la fourniture de fonctions optionnelles du site web, la collecte de données statistiques sur les flux de visiteurs et la fourniture de systèmes de marketing. Des exemples pratiques de ce qui peut être stocké dans les cookies sont le stockage du statut de connexion dans les comptes d'utilisateur, le contenu des paniers d'achat dans les plateformes de commerce électronique, ou un identifiant d'utilisateur pour suivre le comportement sur le site web.Techniquement, les informations peuvent être stockées de différentes manières. Les exemples les plus connus sont les cookies HTTP et les technologies similaires aux cookies, comme le stockage local, le stockage de session ou IndexedDB. Chaque type de stockage possède des propriétés différentes, qui déterminent le traitement technique, l'accessibilité et les contrôleurs autorisés à accéder à l'information. Tous ces types de stockage sont généralement résumés sous le terme de "cookies" et sont donc désignés comme tels dans la présente politique en matière de cookies.Quelle est la base juridique permettant d'installer/de lire des cookies ?La mise en place et la lecture de cookies dans l'Union européenne (UE) et l'Espace économique européen (EEE) ne sont autorisées, conformément à Article 82 de la loi informatique et libertés (France) et Article 129 de la loi relative aux communications électroniques (Belgique), que si l'utilisateur a donné son consentement sur la base d'informations complètes concernant les finalités du traitement. L'opérateur du site web peut également installer des cookies s'ils sont strictement nécessaires pour vous fournir, en tant qu'utilisateur, le service expressément demandé, par exemple le contenu de base de ce site web ou d'autres cookies strictement nécessaires pour la fonctionnalité de base du site web, qui vous seront présentés sans votre consentement.Quels sont les droits de l'utilisateur du site web ?Les services et leurs cookies peuvent être définis et lus sur la base juridique de votre consentement ou d'un intérêt légitime. Lors de votre première visite sur ce site web, il vous a été demandé votre consentement et vous avez eu la possibilité de vous opposer à l'utilisation de certains services. Nous avons expliqué quelle base juridique est utilisée pour quel service dans notre dialogue sur le consentement.Vous avez le droit de consulter l'historique de vos décisions, de modifier vos paramètres de confidentialité, de vous opposer à l'utilisation de services et de révoquer votre consentement à tout moment. Vous trouverez ci-dessous les possibilités d'exercer vos droits :Modifier les paramètres de confidentialitéHistorique des paramètres de confidentialitéRevoke consentsComment gérer les cookies dans un navigateur ?Comment supprimer les cookies dans un navigateur : Pour supprimer les cookies de votre appareil, vous pouvez effacer les données de navigation dans les paramètres de votre navigateur. Cette action supprimera tous les cookies de tous les sites web que vous avez visités, y compris, éventuellement, les données de connexion enregistrées et les préférences du site. Dans certains navigateurs, vous pouvez simplement supprimer les cookies et les données similaires sans effacer l'ensemble de l'historique de navigation.Comment gérer les cookies dans un navigateur : Pour un contrôle plus précis des cookies spécifiques à certains sites web, accédez aux paramètres de confidentialité et de cookies de votre navigateur. Vous pouvez y régler les préférences relatives à l'utilisation des cookies par les différents sites.Comment bloquer les cookies dans un navigateur : Il est possible de configurer les paramètres de la plupart des navigateurs modernes de manière à bloquer l'installation de tous les cookies sur votre appareil. Toutefois, le blocage des cookies peut entraîner le dysfonctionnement de certains services et fonctionnalités, par exemple l'ouverture d'une session en tant qu'utilisateur. Vous pouvez également utiliser des extensions pour de nombreux navigateurs qui peuvent bloquer l'installation de cookies sur les sites web.Comment gérer les cookies sur ce site web : Pour adapter vos préférences concernant les cookies sur ce site web, vous pouvez modifier vos préférences à tout moment en cliquant sur le lien dans la section "Droits de l'utiilisateur du site web".Vous trouverez plus d'informations sur le traitement des cookies sur le site devowl.io/rcb/cookie-handling/.Quels sont les types de cookies existants ?Les Cookies essentiels sont indispensables à la fonctionnalité de base d'un site web et permettent des fonctions telles que la sauvegarde des informations de connexion ou l'accès à des zones sécurisées du site. Il s'agit, par exemple, des cookies de sécurité, qui permettent d'identifier un robot indésirable sur le site web en stockant une clé d'authentification dans un cookie.Les Cookies fonctionnels améliorent l'expérience de l'utilisateur en stockant des informations et des préférences telles que les paramètres linguistiques ou les paramètres d'apparence du site web afin de fournir des services personnalisés. Cela inclut, par exemple, les cookies de préférence qui stockent la qualité vidéo préférée de l'utilisateur sur un site web.Les Cookies statistiques collectent des données sur l'utilisation d'un site web afin de mieux comprendre le comportement des utilisateurs et d'optimiser les performances du site. Il s'agit, par exemple, d'un identifiant d'utilisateur attribué de manière aléatoire qui permet de déterminer si vous avez visité une sous-page du site web.Les Cookies marketing sont utilisés pour suivre le comportement des utilisateurs sur différents sites web et pour afficher des publicités personnalisées basées sur les intérêts et le comportement de navigation des utilisateurs. Il s'agit, par exemple, de cookies publicitaires qui enregistrent une interaction avec une publicité sur le site web et la transmettent aux annonceurs, ou d'un système de chat pour les questions préalables à la vente et l'assistance à la clientèle.Qui peut installer des cookies sur ce site web ?Sur ce site web, l'éditeur du site et les services tiers qui sont utilisés sur ce site peuvent installer des cookies et accéder à leur contenu. L'accès aux cookies et à leur contenu diffère selon qu'il s'agit de cookies de première partie ou de cookies de tierce partie. Les cookies de première partie sont créés par le site web visité et ne peuvent être lus que par l'éditeur du site web et les services tiers intégrés sur ce site web. Les cookies de tierce partie sont créés par des services généralement tiers sur d'autres domaines, peuvent être lus sur tous les sites web sur lesquels le service qui contrôle le domaine est intégré et, par exemple, sont utilisés par les réseaux publicitaires pour suivre le comportement de l'utilisateur sur différents sites web et offrir une publicité personnalisée.Quels sont les cookies utilisés sur ce site ?CatégorieNom du cookie techniqueHébergeur de cookies techniquesServiceDuréeTypeFinalitésEssentielreal_cookie_banner*.lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner365 joursHTTP CookieIdentifiant unique pour le consentement, mais pas pour le visiteur du site web. Hachure de révision pour les paramètres de la bannière des cookies (textes, couleurs, caractéristiques, groupes de services, services, bloqueurs de contenu, etc.) ID des services et groupes de services autorisés.Essentielreal_cookie_banner*-tcf.lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner365 joursHTTP CookieConsentements recueillis dans le cadre du TCF et stockés dans le format TC String, y compris les fournisseurs du TCF, les objectifs, les objectifs spéciaux, les caractéristiques et les caractéristiques spéciales.Essentielreal_cookie_banner*-gcm.lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner365 joursHTTP CookieLes consentements relatifs aux types de consentement (finalités) collectés dans le cadre du mode de consentement de Google sont stockés pour tous les services compatibles avec le mode de consentement de Google.Essentielreal_cookie_banner-test.lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner365 joursHTTP CookieCookie mis en place pour tester la fonctionnalité des cookies HTTP. Il est supprimé immédiatement après le test.Essentielreal_cookie_banner*https://lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner-Local StorageIdentifiant unique pour le consentement, mais pas pour le visiteur du site web. Hachure de révision pour les paramètres de la bannière des cookies (textes, couleurs, caractéristiques, groupes de services, services, bloqueurs de contenu, etc.) Identifiant des services et des groupes de services autorisés. N'est stocké que jusqu'à ce que le consentement soit documenté sur le serveur du site web.Essentielreal_cookie_banner*-tcfhttps://lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner-Local StorageLes consentements recueillis dans le cadre du TCF sont stockés dans le format TC String, y compris les fournisseurs du TCF, les objectifs, les objectifs spéciaux, les caractéristiques et les caractéristiques spéciales. Ils ne sont stockés que jusqu'à ce que le consentement soit documenté sur le serveur du site web.Essentielreal_cookie_banner*-gcmhttps://lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner-Local StorageLes consentements recueillis dans le cadre du mode de consentement de Google sont stockés dans les types de consentement (finalités) pour tous les services compatibles avec le mode de consentement de Google. Il n'est stocké que jusqu'à ce que le consentement soit documenté sur le serveur du site web.Essentielreal_cookie_banner-consent-queue*https://lejournalcorrosif.frReal Cookie Banner-Local StorageMise en cache locale de la sélection dans une bannière de cookies jusqu'à ce que le serveur documente le consentement ; documentation périodique ou tentative de changement de page si le serveur n'est pas disponible ou surchargé.FonctionnelSIDCC.google.comYouTube1 annéeHTTP Cookie-FonctionnelSIDCC.youtube.comYouTube1 annéeHTTP Cookie-FonctionnelVISITOR_INFO1_LIVE.youtube.comYouTube7 moisHTTP Cookie-FonctionnelLOGIN_INFO.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelCONSENT.youtube.comYouTube9 moisHTTP Cookie-FonctionnelCONSENT.google.comYouTube9 moisHTTP Cookie-FonctionnelOTZwww.google.comYouTube1 jourHTTP Cookie-Fonctionnelyt-fullerscreen-edu-button-shown-counthttps://www.youtube.comYouTube-Local 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Cookie-FonctionnelLSIDaccounts.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelACCOUNT_CHOOSERaccounts.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-Fonctionnel__Host-1PLSIDaccounts.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-Fonctionnel__Secure-3PAPISID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelSAPISID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelAPISID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelHSID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-Fonctionnel__Secure-3PSID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-Fonctionnel__Secure-3PAPISID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelSAPISID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelHSID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelSSID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelSID.google.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelSSID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelAPISID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-Fonctionnel__Secure-3PSID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelSID.youtube.comYouTube13 moisHTTP Cookie-FonctionnelVISITOR_PRIVACY_METADATA.youtube.comYouTube7 moisHTTP Cookie-Fonctionnelytidb::LAST_RESULT_ENTRY_KEYhttps://www.youtube.comYouTube-Local Storage-FonctionnelNID.google.comYouTube7 moisHTTP CookieID unique permettant de stocker les paramètres préférés tels que la langue, le nombre de résultats sur la page de résultats de recherche ou l'activation du filtre Google SafeSearch.FonctionnelYSC.youtube.comYouTubeSessionHTTP CookieIdentifiant de session unique permettant de reconnaître que les demandes au sein d'une session de navigation proviennent de l'utilisateur et non d'autres sites web.FonctionnelPREF.youtube.comYouTube1 annéeHTTP CookieIdentifiant unique permettant de définir les paramètres préférés de la page et les paramètres de lecture tels que les options explicites de lecture automatique, la randomisation du contenu et la taille du lecteur.FonctionnelIDE.doubleclick.netYouTube9 moisHTTP CookieJetons d'identification uniques pour la personnalisation des annonces sur tous les sites utilisant le réseau publicitaire de GoogleFonctionnelSOCS.youtube.comYouTube9 moisHTTP CookieParamètres permettant aux utilisateurs de consentir à ce que les services Google enregistrent leurs préférencesFonctionnelSOCS.google.comYouTube13 moisHTTP CookieParamètres permettant aux utilisateurs de consentir à ce que les services Google enregistrent leurs préférencesFonctionnelyt-remote-device-idhttps://www.youtube.comYouTube-Local StorageID unique de l'appareil, heure de création et d'expiration de l'objetFonctionnelyt-player-headers-readablehttps://www.youtube.comYouTube-Local StorageÉtat de la lisibilité technique de l'en-tête du lecteur YouTube, heure de création et expiration de l'objetFonctionnelyt-remote-connected-deviceshttps://www.youtube.comYouTube-Local StorageListe des appareils associés à un compte YouTube, heure de création et expiration de l'objetFonctionnelyt-player-bandwidthhttps://www.youtube.comYouTube-Local StorageInformations sur l'utilisation de la bande passante du lecteur YouTube, heure de création et d'expiration de l'objetFonctionnel__Secure-YEC.youtube.comYouTube1 annéeHTTP CookieIdentifiant unique utilisé pour détecter les spams, les fraudes et les abusFonctionneltest_cookie.doubleclick.netYouTube1 jourHTTP CookieTeste si les cookies peuvent être définisFonctionnelyt-player-qualityhttps://www.youtube.comYouTube-Local StorageQualité de la vidéo de sortie pour les vidéos YouTube, heure de création et expiration de l'objetFonctionnelyt-player-volumehttps://www.youtube.comYouTube-Local StorageParamètres sonores du lecteur YouTube, heure de création et d'expiration de l'objetFonctionnelyt-remote-session-apphttps://www.youtube.comYouTubeSESSIONSession StorageApplication utilisée pour la session et heure de création de l'objetFonctionnelyt-remote-cast-installedhttps://www.youtube.comYouTubeSESSIONSession StorageÉtat de l'installation de la fonction "remote-cast" et date de création de l'objetFonctionnelyt-player-volumehttps://www.youtube.comYouTubeSESSIONSession StorageParamètres sonores du lecteur YouTube, heure de création de l'objetFonctionnelyt-remote-session-namehttps://www.youtube.comYouTubeSESSIONSession StorageNom de la session active et heure de création de l'objetFonctionnelyt-remote-cast-availablehttps://www.youtube.comYouTubeSESSIONSession StorageÉtat de la disponibilité de la fonction "remote-cast" et heure de création de l'objetFonctionnelyt-remote-fast-check-periodhttps://www.youtube.comYouTubeSESSIONSession StorageHeure de création de l'objet pour déterminer s'il est possible d'accéder à la fonction de télédiffusionFonctionnelAEC.google.comYouTube6 moisHTTP CookieIdentifiant unique utilisé pour détecter les spams, les fraudes et les abusFonctionnelcomment_author_*lejournalcorrosif.frCommentaires WordPress1 annéeHTTP CookieNom de l'auteur du commentaireFonctionnelcomment_author_email_*lejournalcorrosif.frCommentaires WordPress1 annéeHTTP CookieAdresse électronique de l'auteur du commentaireFonctionnelcomment_author_url_*lejournalcorrosif.frCommentaires WordPress1 annéeHTTP CookieSite web de l'auteur du commentaireLa politique en matière de cookies a été mise à jour pour la dernière fois le août 5, 2026.