Enlèvement de 10 chiens de SDF au centre-ville de Rennes par la police

Saisie de chiens de SDF à Rennes
Saisie de chiens de SDF à Rennes

Lionel Belarbi

Je m'appelle Lionel Belarbi. Informaticien de métier et passionné d'écriture depuis la petite enfance, auteur de La Psychothèque ou la Communauté des fous, un livre-témoignage sur mes séjours en psychiatrie, je suis le fondateur et rédacteur en chef du Journal Corrosif : un média alternatif 100 % indépendant d'actualité, d’opinion et de prise de position ferme et engagée pour les oubliés du système en France. J’ai créé ce webjournal avec une conviction naturelle : redonner la parole et la plume à celles et ceux que le système invisibilise. Santé mentale, précarité, handicap, violences institutionnelles ou détresses du quotidien : mon engagement est entièrement dédié aux oubliés. Mon objectif est de bousculer les consciences, de faire entendre la réalité brute et de nous rassembler sur des combats profondément humains.

2 réponses

  1. Il est important de rappeler quelques éléments juridiques pour comprendre ce qui peut – ou non – être fait dans une situation comme celle‑ci.

    1. Un arrêté municipal “anti‑regroupement” ne permet pas de saisir des chiens.
    La police municipale peut demander une dispersion ou verbaliser, mais elle n’a pas le pouvoir de retirer un animal à son propriétaire. La saisie d’un chien n’est possible que dans trois cas :
    – danger grave et immédiat (chien agressif ou ayant mordu),
    – maltraitance avérée nécessitant une décision du procureur,
    – chien réellement en divagation.
    Aucun de ces motifs ne correspond à une cérémonie funèbre.

    2. Une cérémonie funéraire n’entre pas dans le champ des arrêtés anti‑regroupement.
    Les rassemblements pacifiques à caractère familial ou funèbre sont protégés par la liberté de réunion. Les autorités doivent respecter la dignité des personnes et ne peuvent pas assimiler un hommage à un “attroupement” à disperser.

    3. Si la saisie a été effectuée sur la seule base d’un arrêté municipal, la mesure est probablement illégale.
    Elle serait disproportionnée, attentatoire au droit de propriété et contraire aux compétences de la police municipale.

    4. Le statut social des personnes ne change rien au droit.
    Un chien appartenant à une personne sans domicile fixe reste un bien protégé par le Code civil. Les mesures de police doivent viser un trouble réel, pas une population vulnérable.

    En résumé : la situation décrite pose de vraies questions de légalité et de proportionnalité. Une analyse précise de l’arrêté municipal permettrait de vérifier si la mairie a outrepassé ses pouvoirs.

  2. Lio dit :

    Merci pour votre analyse précise de la situation et d’apporter des informations juridiques claires et précises.

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