Le terroriste de nationalité allemande faisant partie de l’État Islamique, qui était recherché par la police et qui a tué une personne et fait plusieurs blessés à la Marche des fiertés de Berlin samedi soir dernier, a été abattu par la police ce dimanche. Cette manifestation avait réuni pas loin d’un million de personnes selon diverses sources d’actualités francophones que j’ai pris le temps de lire avec la rage au ventre.
Je sais que mon texte est écrit dans la douleur et sur le coup de la colère et j’ai une peine énorme pour toutes les victimes de cet attentat, mais je suis humain avant tout, et je ne peux pas rester sans réaction, sans émotion. La politique me révulse également, surtout celle du fascisme et de l’intolérance. Je suis solidaire de toutes les victimes de crimes, du racisme, de l’exclusion et de la haine. Ce n’est pas contre les électeurs que j’éprouve de la rancœur, mais contre les fascistes qui veulent le pouvoir absolu et contre les assassins.
Pour couper court à la récupération politique
Il n’y a pas de terroristes chez les musulmans, comme il n’y a pas d’antisémites du côté du peuple humain français avec un fond humaniste et non criminel. D’ailleurs, il n’y a pas d’être sensible et tolérant criminel que je connaisse. Les terroristes ne sont pas croyants et encore moins des musulmans ou des juifs, et encore moins des êtres humains. Ce sont des criminels, des assassins et il y en a de tous bords. Il ne faut même pas parler de troubles psychiques et mentaux, ce ne sont que des meurtriers, point à la ligne.
Marine Le Pen sur X
L’attentat islamiste qui a frappé la Pride de Berlin rappelle une vérité que certains refusent encore de voir : l’islamisme est une idéologie totalitaire qui mène une guerre contre nos libertés, contre nos démocraties et contre tous ceux qui refusent de se soumettre à son obscurantisme.
Les organisations islamistes, leurs relais, leurs réseaux de recrutement, leurs propagandistes et tous ceux qui justifient ou banalisent cette idéologie barbare doivent être combattus avec une détermination totale.
J’exprime ma pleine et entière solidarité avec les victimes, leurs familles et le peuple allemand.
La cheffe de file du Rassemblement national comparaissait lundi 10 novembre pour avoir assimilé en 2019 une étudiante de Sciences Po à « l’islam radical », au seul motif qu’elle portait le foulard. Face au tribunal, la jeune femme, un temps engagée auprès des institutions internationales, a dénoncé la violence de cette essentialisation.Mediapart
La récupération politique ne s’est pas fait attendre…
Derrière tous ces mots déguisés (elle transpire l’islamophobie, et pour elle, islamisme rime avec islam tout court), sa réaction frappe fort dans la surenchère. Cet attentat contre la Gay Pride à Berlin me révolte au plus haut point : j’ai mal au cœur et à l’âme, je suis profondément attristé, et la colère me ronge le sang. Mais cette rhétorique… pardonnez-moi l’expression, puis non, je ne l’insulterai pas, engendre encore la rage que vont éprouver les extrémistes du Rassemblement National contre les musulmans. Elle propage la haine autour d’elle, ainsi que la violence de ses mots qui dépassent mon mépris à son égard. Oui, je ne la méprise pas tant que ça, c’est pire, elle me dégoûte.
Le Rassemblement National et ses acteurs de l’extrême droite, du fascisme, sont en train de réussir à désunir toutes les opinions publiques qui étaient contre le côté obscur de la France, j’ai nommé le fascisme. Nous sommes en train de nous entre-déchirer, nous les oubliés du système.
L’extrême gauche contre la gauche, la gauche contre l’extrême gauche, même certains apolitiques de mon ancien cercle d’amis, qui sont devenus aujourd’hui des ennemis, sont en train de prendre position et de basculer dans un environnement néfaste au peuple français qui ne souhaite qu’une seule chose : la paix et la solidarité.
Je ne souhaitais pas voter
Mais tout cela ne présage rien de bon, je dois également prendre mes responsabilités. J’irai donc voter contre l’extrême droite en 2027, bien que je ne sois d’aucun parti, je ne veux pas d’une délinquante au pouvoir, condamnée mais éligible quand même, cherchons l’erreur ensemble.
Finalement, Le Journal Corrosif ne votera pas, il restera sur sa position de n’être affilié à aucun parti politique, car comme moi, la confiance envers les politiciens est détruite à tout jamais. En revanche, son fondateur, ici présent, ira gerber dans l’isoloir un vote de contestation, un vote de rage, un vote contre toute violence humaine que représente l’extrême droite.
À voté !
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Lionel Belarbi
Je m'appelle Lionel Belarbi. Informaticien de métier et passionné d'écriture depuis la petite enfance, auteur de La Psychothèque ou la Communauté des fous, un livre-témoignage sur mes séjours en psychiatrie, je suis le fondateur et rédacteur en chef du Journal Corrosif : un média alternatif 100 % indépendant d'actualité, d’opinion et de prise de position ferme et engagée pour les oubliés du système en France. J’ai créé ce webjournal avec une conviction naturelle : redonner la parole et la plume à celles et ceux que le système invisibilise. Santé mentale, précarité, handicap, violences institutionnelles ou détresses du quotidien : mon engagement est entièrement dédié aux oubliés. Mon objectif est de bousculer les consciences, de faire entendre la réalité brute et de nous rassembler sur des combats profondément humains.