Catégorie : SANTE MENTALE
Quand la détresse psychique se heurte à la misère sociale, la psychiatrie bascule dans la « psychiarité ». Entre isolement extrême, faim, hôpitaux au profil carcéral et hommage aux soignants de l’ombre, voici le témoignage vécu, brut et sans filtre d’un usager de la santé mentale. Un arrêt sur image corrosif qui refuse les discours lissés pour dire la réalité du terrain.
Paris, 1er février 2013. Entre crises de panique, isolement et lourdeur des traitements, plongée sans filtre dans le quotidien d’un hôpital psychiatrique. Un témoignage brut sur le vide du temps, l’effet « zombie » des médicaments et l’écriture comme seule échappatoire.
En hôpital psychiatrique, il n’y a rien de plus épuisant que l’ennui. Je me pose souvent la même question : comment certains patients arrivent à être pliés de rire toute la journée ?
Parmi ces nouvelles expressions, il en est une qui me heurte l’oreille, il s’agit de ces fameuses « alternatives à la contention » qu’il convient de mettre en avant quand on veut faire semblant de se désolidariser des pratiques coercitives qui tiennent lieu de contenante, actuellement en psychiatrie.
Comme tous les maniaco-dépressifs qui se respectent, il y a les hauts, voire très hauts, mais il y a également débat sur les bas. En effet, les phases up (haut) et down (bas) peuvent...