Une mystérieuse femme avait un rêve encore non accompli.
Son rêve le plus cher n’était pas de revoir sa mère meurtrie,
Mais celui de voir se relever, face au désespoir, la vie.
Elle s’endormit alors et rêva d’essuyer la théière ternie d’une génie,
D’obtenir les trois vœux qui lui seraient gracieusement promis,
De réfléchir aux souhaits de jour comme de nuit,
Avant de se précipiter dans une soudaine euphorie
De requêtes et de souhaits qu’elle regretterait à vie.
La mystérieuse et chanceuse future amie de cette génie
Essuya la théière, vit subitement une femme surgir et attendit.
La génie lui offrit donc la possibilité de faire trois vœux avertis.
Sans discuter, elle proposa ce qu’elle avait de plus cher dans le cœur et agit :
« Dis, ma génie ! Peux-tu inhiber la haine, la peur et la rage d’autrui ?
Dis, ma génie ! Peux-tu faire régner la paix dans notre galaxie ?
Dis, ma génie ! Peux-tu nourrir mes frères et mes sœurs avec tes plus beaux fruits ? »
La génie, n’ayant pas compris les très nobles requêtes de cette mystérieuse nouvelle amie,
Exauça les trois souhaits de la douce rêveuse sans attendre, puis
Lui posa trois questions avant les douze coups de minuit :
« C’est bien la première fois que j’entends ceci :
Pourquoi tant d’amour pour ton prochain qui te nuit ?
Pourquoi vouloir la paix dans ce monde maudit ?
Pourquoi ne souhaites-tu pas de l’argent comme tes plus fidèles ennemis ? »
« C’est très simple, répondit la nouvelle amie de la génie :
Je fais toujours le même rêve pendant que je suis endormie.
Mon propre bonheur m’importe peu quand il n’est que folie. »
