Sœur Emmanuelle à notre renfort contre la précarité
Et même après sa mort, forte de sa présence, elle dort encore dans mon cœur.
Le 9 mai 2020 vers 17 h, Aurélie B., rédactrice du Journal Corrosif, me recommande avec insistance de regarder des interviews TV de Sœur Emmanuelle.
Aussitôt, mon âme, tout mon être, mon esprit et ma sensibilité se mettent d’accord : ma sœur sera le pilier de notre journal et je regarderai l’intégralité de ses passages à la télévision.
Ma croyance en Dieu reste toujours mince, mais mon assurance et ma confiance en moi n’ont jamais été aussi robustes.
🌊 La parabole du coquillage
C’est l’histoire que raconte Sœur Emmanuelle dans une interview TV sur KTO — inspirée de la célèbre parabole attribuée à Saint Augustin —, une anecdote majeure qui m’a interpellé, à tel point que je m’en suis souvenu à la fin de l’émission ; je l’ai même carrément mémorisée instantanément.
Celle d’un enfant qui entame une action extraordinaire : celle de remplir un trou dans le sable avec de l’eau de mer, en utilisant un coquillage comme seul maigre récipient face à l'immensité de l'océan.
Bien sûr, j’ai compris beaucoup de choses et j’ai interprété cette histoire à ma manière. Cet enfant n’est pas un imbécile ni même un rêveur : c’est un homme d’action qui réalise un long et dur labeur avec une joie immense.
Le Journal Corrosif est ce coquillage qui remplira l’esprit de tous les lecteurs de notre mère la Terre avec des vérités, des revendications, avec joie et plaisir. Oui, nous rédigeons de façon corrosive, mais toujours avec l’espoir de modifier les mentalités, de provoquer une réaction pour un but ultime : l’action.
💡 Du doute à la certitude
La précarité extrême, je l’ai vécue avec horreur et peur. Sans le sou et sans avoir de quoi me nourrir, et ce pendant des mois interminables. Malheureux et sans espoir, j’étais foutu. Je ne servais à rien et souhaitais mourir.
S’en sont écoulées des années à bouffer de la vache enragée, voire de la merde. Sœur Emmanuelle m’aurait sûrement sauvé, mais je ne la connaissais pas ; du moins, je ne l’avais jamais vue, ni en vrai, ni même à la télévision.
J’ai donc remonté la pente seul et avec beaucoup de dégâts, mais je me suis acharné à résoudre tous mes problèmes, car j’avais la solution : le travail. J’aime le travail et c’est une joie très intense d’opérer une bonne action.
Aujourd’hui, Sœur Emmanuelle n’a fait que confirmer ce que je savais déjà. L’ennui, c’est que je connaissais les vérités qui erraient dans ma tête sans maîtrise et avec un doute, un manque de confiance en moi.
Ma sœur a révélé en moi une force capitale et unique : celle de croire en moi et en l’humanité.
À ma Sœur Emmanuelle…
— Lionel Belarbi
📜 Hommage en vers par Aurélie B.
Ma très chère Sœur Emmanuelle, vos messages ont embelli nos cœurs de ciel
Et de la source de toute candeur nous rajeunissent comme des fleurs.
Maître de nos pensées, le paradis sèche les pleurs jusqu’aux pétales de la rosée
Qui jouent en notre faveur contre les artifices et leurs clichés.
Et votre générosité, amplificatrice des données rationnelles,
Étouffe le conditionnel de nos libertés.
Vous avez su nous parler dans l’ordre et la charité
Contre les traditionnelles ruses de l’iniquité.
L’horloge des comptes en papier rappelle les gens faussement heureux
À relater diverses unités désunies par l’argent de l’humanité,
Et trace dans l’univers une fausse diversité,
Contexte des pauvres à force de contracter des marchés.
Par votre générosité, vous nous montrez que malgré les visages moribonds,
Ceux des jeunes abandonnés dansent encore sous de nouveaux horizons.
On voit dans vos yeux l’aspect sûr de grandes saisons,
La joie tangible d’inaltérables moussons.
Comme vous le savez, nous portons le poids des doléances,
Tel un inextinguible projet de tenir à distance
L’intolérable trahison du gouvernement de la France,
Sans céder au mutisme et aux voies de l’errance.
Merci Sœur Emmanuelle.
— Aurélie B., rédactrice du Journal Corrosif
